Le 8 février, la Thaïlande a officiellement entamé les élections à la Chambre basse dans un contexte de forte agitation politique. La Commission électorale thaïlandaise a affirmé qu'elle était prête à organiser des votes à l'échelle nationale, tout en coopérant étroitement avec les forces de sécurité pour assurer l'ordre dans les bureaux de vote.
L'élection est considérée comme un test important pour l'orientation politique de ce pays d'Asie du Sud-Est.
La course a attiré une grande attention lorsque le parti Bhumjaithai et le parti du peuple sont apparus comme les deux principaux adversaires en lice pour le rôle de chef de file du prochain gouvernement. L'opinion publique nationale estime qu'il s'agit d'une confrontation claire entre le bloc conservateur et les forces réformistes, reflétant la division dans le choix politique des électeurs.
Les élections ont lieu dans un contexte où la Thaïlande a changé de gouvernement trois fois en moins de trois ans, après la dissolution de la Chambre basse en janvier 2025 en raison de la pression politique exercée sur le gouvernement conservateur du Premier ministre Anutin Charnvirakul. Par conséquent, ce vote est crucial, non seulement pour décider de la composition du nouveau parlement, mais aussi pour affecter directement l'orientation politique dans les temps à venir.
Environ 50 millions d'électeurs sont éligibles pour voter afin d'élire 500 députés à la Chambre des représentants. Selon la réglementation, 400 sièges sont élus par circonscription régionale, tandis que les 100 sièges restants sont répartis entre les partis par liste, en fonction du taux de vote. Chaque électeur reçoit trois bulletins de vote, dont un bulletin de vote pour les candidats locaux, un bulletin de vote pour la liste des partis et un bulletin de vote pour le référendum sur la question de savoir s'il faut rédiger une nouvelle constitution.
Les résultats du référendum décideront si le parlement lance ou non le processus de révision constitutionnelle. Les bureaux de vote fermeront à la fin de la journée, les résultats préliminaires devraient être annoncés dans la nuit. Les résultats officiels doivent être achevés dans les délais légales, après quoi le nouveau parlement tiendra sa première session pour élire le président de la Chambre basse et procéder au vote pour choisir le Premier ministre.
De nombreux avis estiment qu'aucun parti n'est capable de remporter une majorité absolue, ce qui rend les perspectives de formation d'un gouvernement de coalition plus claires après les élections.