Le 23 janvier, l'Espagne a declare qu'elle ne participerait pas au Conseil de paix initie par le president americain Donald Trump pour resoudre les conflits mondiaux.
Cette decision a ete prise par le gouvernement espagnol pour des raisons conformes a son point de vue favorable au multilateralisme et au role central des Nations unies.
S'adressant a la presse apres le sommet de l'Union europeenne a Bruxelles, le Premier ministre Pedro Sanchez a declare que Madrid appreciait l'invitation de Washington mais avait decide de ne pas participer.
M. Sanchez a souligne que ce choix decoule de la coherence de l'engagement de l'Espagne envers le droit international, le systeme des Nations unies et l'approche multilaterale dans la resolution des conflits.
Selon les Etats-Unis, le Conseil de paix est conçu pour servir de mediateur et de superviseur des cessez-le-feu, organiser des mecanismes de securite et coordonner les activites de reconstruction dans les zones qui viennent de sortir de la guerre. L'idee de ce mecanisme decoule du plan de paix de M. Trump concernant Gaza.
La ceremonie de lancement du Conseil de paix a eu lieu en marge du Forum economique mondial a Davos, en Suisse. Cependant, l'evenement n'a pas vu la presence de nombreux allies traditionnels des Etats-Unis tels que le Canada, le Royaume-Uni et tous les Etats membres de l'Union europeenne, a l'exception de la Hongrie et de la Bulgarie.
M. Sanchez a egalement note que le Conseil de paix ne comprend pas le gouvernement palestinien, un facteur que l'Espagne considere comme important dans tous les efforts lies aux questions de paix au Moyen-Orient.
Selon les informations publiees, Israël a rejoint le Conseil de paix, avec un certain nombre de pays du Moyen-Orient tels que le Qatar, l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.
Le refus de l'Espagne de participer reflete la difference d'approche des initiatives internationales de paix, en particulier lorsque les nouveaux mecanismes ne sont pas etroitement lies au cadre des Nations unies.