Rumeurs selon lesquelles les États-Unis vont réduire leurs forces militaires pour soutenir la crise européenne

Anh Vũ |

Le nouveau plan de Washington soulève des inquiétudes quant à l'avenir de l'engagement militaire américain envers les alliés européens.

L'administration du président Donald Trump se prépare à informer ses alliés de l'OTAN d'un plan visant à réduire la taille des forces militaires que les États-Unis pourraient mobiliser pour soutenir l'Europe en cas de crise majeure ou de conflit militaire.

Selon des sources publiées par Reuters, l'annonce devrait être faite cette semaine, lors d'une réunion des dirigeants de la politique de défense de l'OTAN à Bruxelles. Le plan concerne un mécanisme appelé "Modèle de force de l'OTAN", dans lequel les États membres déterminent les ressources militaires qui peuvent être activées lorsque l'alliance est confrontée à une guerre ou à une situation d'urgence majeure, comme une attaque contre un membre de l'OTAN.

Bien que la composition spécifique des forces en temps de guerre soit tenue secrète, le Pentagone a décidé de réduire considérablement l'engagement des États-Unis dans ce cadre. Des sources indiquent qu'il s'agit d'une démarche qui reflète clairement le point de vue de longue date de M. Trump selon lequel les pays européens doivent assumer le rôle principal dans la protection de la sécurité du continent plutôt que de dépendre de Washington.

Le rythme du transfert de la responsabilité de la réponse à la crise aux alliés européens des États-Unis n'est pas encore clair. Cependant, ce plan est considéré comme une priorité du groupe de politique de défense dirigé par M. Elbridge Colby à l'approche du sommet de l'OTAN prévu en Turquie en juillet.

M. Colby a publiquement affirmé que les États-Unis maintenaient leur engagement à utiliser la capacité de dissuasion nucléaire pour protéger les membres de l'OTAN, même si les alliés européens devront jouer un rôle plus important en termes de forces militaires conventionnelles.

Selon des sources, la partie américaine sera très probablement représentée à la réunion de Bruxelles par M. Alex Velez-Green, l'assistant proche de M. Colby.

L'OTAN n'a pas encore commenté directement cette information et a transmis sa demande de réponse aux États-Unis. Pendant ce temps, le Pentagone n'a pas fait de déclaration officielle.

Les informations sur la possibilité que les États-Unis réduisent leurs engagements militaires apparaissent dans un contexte où l'alliance de l'OTAN subit une pression sans précédent. Certains pays européens craignent que Washington ne puisse aller plus loin et réduire sa présence militaire en Europe à l'avenir.

Au cours des dernières semaines, l'administration Trump a annoncé un plan visant à réduire d'environ 5 000 le nombre de soldats américains en Europe, y compris la décision d'annuler le déploiement d'une brigade militaire en Pologne. Cette décision a surpris et suscité les critiques de nombreux parlementaires américains.

Une source a déclaré que les assistants du Congrès américain étaient au courant et avaient exprimé leur inquiétude quant au projet de Washington de réduire ses obligations dans le "modèle de force de l'OTAN".

M. Trump et de nombreux collaborateurs ont critiqué à plusieurs reprises les alliés européens pour des dépenses de défense insuffisantes et une trop grande dépendance aux États-Unis dans la défense conventionnelle. L'administration américaine a également souligné que Washington maintient actuellement des dizaines de milliers de soldats en Europe.

Du côté européen, les alliés de l'OTAN estiment qu'ils renforcent rapidement leurs capacités militaires, mais ce processus ne peut pas être achevé en peu de temps.

Anh Vũ
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