Le ministre français de la Justice, Gerald Darmanin, a proposé de suspendre presque complètement l'immigration légale pendant 2 à 3 ans, alors qu'il se prépare à participer à la course à l'Élysée.
S'exprimant à la télévision le 29 janvier, M. Darmanin a déclaré qu'il soutenait la suspension temporaire de l'immigration accompagnée d'une augmentation des salaires, afin que les emplois auparavant effectués par des travailleurs étrangers puissent être transférés aux citoyens français.
Selon M. Darmanin, après la période de gel, la France pourrait appliquer un système de quotas et organiser un référendum pour décider du nombre d'immigrants autorisés à entrer dans le pays à l'avenir. La proposition a été faite dans un contexte où la question de l'immigration devient de plus en plus un sujet central de la vie politique française.
Les chiffres du ministère français de l'Intérieur montrent que le pays compte actuellement près de 4,5 millions d'immigrants légaux, soit plus de 8% de la population adulte. Environ 700 000 autres personnes vivent illégalement. Un sondage cité par le journal The Times indique que 80% des électeurs français soutiennent des politiques d'immigration plus strictes.
Sur la scène politique, le chef du parti rassemblement national jordanien, Bardella, est en tête des sondages pour les prochaines élections présidentielles. M. Bardella considère l'immigration comme une menace pour l'existence de la France et s'engage à organiser un référendum sur cette question s'il est élu. Pendant ce temps, l'ancien Premier ministre Gabriel Attal du parti Renaissance dirigé par le président Emmanuel Macron se trouve à une position assez éloignée.
M. Darmanin, membre du parti du président Macron, se considère comme un candidat potentiel à la présidence et appelle à l'organisation d'élections préliminaires pour choisir un visage pour affronter l'extrême droite. Auparavant, en 2023, il avait rédigé un projet de loi sur la réforme de l'immigration avec de nombreuses mesures restrictives, mais les clauses clés ont été rejetées par le Conseil constitutionnel. La version de loi adoptée a ensuite permis à certains travailleurs migrants illégaux de demander un permis de travail et de simplifier les procédures d'expulsion.
Bien qu'il recherche le soutien des électeurs de droite, M. Darmanin a affirmé qu'il ne présenterait pas de nouveau projet de loi sur l'immigration.