S'adressant a la presse a la Maison Blanche le 10 janvier, le president americain Donald Trump a souligne que si les Etats-Unis ne parvenaient pas a un accord pour "acheter" le Groenland de maniere "facile", Washington serait contraint de "faire de maniere dure".
Le president americain estime que cette action est necessaire pour empecher la Russie ou la Chine de prendre le controle du Groenland a l'avenir.
Nous ferons quelque chose avec le Groenland, qu'ils l'aiment ou non. Si nous ne le faisons pas, la Russie ou la Chine reprendront le Groenland, et nous ne voulons pas que la Russie ou la Chine deviennent nos voisins", a declare M. Trump.
Cependant, les partis politiques du Groenland, y compris l'opposition, ont immediatement publie une declaration commune rejetant completement le point de vue du president americain.
Nous ne voulons pas devenir americains, ni etre danois. Nous voulons etre du Groenland. L'avenir du Groenland doit etre decide par le peuple du Groenland", precise la declaration.
Au cours des dernieres semaines, le president Donald Trump et les responsables de la Maison Blanche ont discute de divers scenarios visant a mettre le Groenland - un territoire autonome du Danemark - sous le controle americain, dans un contexte ou Washington s'interesse de plus en plus a la position strategique de cette region.
Selon des sources, les Etats-Unis n'excluent pas la possibilite d'une intervention militaire, bien que les autorites du Groenland et du Danemark aient toutes deux affirme que le Groenland "n'est pas a vendre".

La perspective que les Etats-Unis utilisent la force pour conquerir le Groenland inquiete egalement profondement les pays de l'OTAN. On ne sait toujours pas comment les autres membres de l'OTAN reagiront si Washington agit fermement, mais de nombreux dirigeants europeens ont averti que ce scenario aurait de graves consequences pour l'alliance militaire.
Dans une declaration commune, les dirigeants français, allemands, britanniques, italiens, polonais et espagnols ont affirme que le Groenland appartenait aux habitants de cette île.
Malgre cela, M. Trump a maintenu un ton a la fois dur et ambigu. "Je veux parvenir a un accord facilement. Mais si nous ne pouvons pas le faire facilement, nous le ferons difficilement. Et au fait, j'aime beaucoup le Danemark. Ils m'ont tres bien traitee", a declare le president americain.
Interroge sur les informations selon lesquelles les Etats-Unis envisagent de payer directement les citoyens du Groenland pour les convaincre de rejoindre les Etats-Unis, M. Trump a repondu: "Je n'ai pas encore parle d'argent pour le Groenland".
En fait, de nombreux Groenlandais ont publiquement rejete cette idee. M. Simon Kjeldskov, un habitant de Nuuk, a affirme: "Non, merci. Il est tout a fait certain que nous ne voulons pas ça".
Un autre resident, Juno Michaelsen, a souligne: "Quelle que soit l'argent, nous dirons non. Le Groenland nous appartient, et seulement nous".
Pendant ce temps, des activites diplomatiques en coulisses sont toujours en cours. De hauts diplomates representant le Groenland et le Danemark a Washington ont rencontre des responsables de la Maison Blanche le 8 janvier.
L'ambassadeur du Danemark aux Etats-Unis, Jesper Møller Christensen, et le representant du Groenland aux Etats-Unis, Jacob Isbosethsen, ont eu un entretien avec les conseillers du president Trump.
Dans la soiree du meme jour, le ministre ecolier du Groenland Jens-Frederik Nielsen, ainsi que 4 autres dirigeants du parti, ont de nouveau publie une declaration rejetant les appels de M. Trump. Les dirigeants ont declare que le parlement du Groenland (Inatsisartut) accelerera la reunion afin de discuter de la reponse officielle aux menaces de l'administration americaine.