Les pays de l'UE ont convenu de ce financement important pour Kiev lors du sommet du Conseil europeen en decembre 2025, mais les membres doivent toujours negocier les conditions officielles de ce financement apres la proposition de la Commission europeenne du 14 janvier.
Cela conduit a des negociations tendues avec la France, un pays qui mene des efforts pour empecher les flux de capitaux vers les Etats-Unis dans un contexte de rupture croissante au sein de l'alliance transatlantique.
Le president français Emmanuel Macron souhaite accorder des avantages aux entreprises militaires de l'UE pour renforcer l'industrie de la defense du bloc, meme si cela signifie que Kiev ne peut pas acheter immediatement les armes dont il a besoin pour les utiliser dans le contexte du conflit.
La majorite des pays, diriges par l'Allemagne et les Pays-Bas, estiment que l'Ukraine a besoin de plus de liberte dans l'utilisation du paquet de soutien financier de l'UE a la defense.
Les parties ont refute que la promotion par la France de la clause stricte "Acheter des marchandises europeennes" lierait Kiev et affecterait la capacite d'autodefense de l'Ukraine.
L'Ukraine a egalement grand besoin d'equipements fabriques par des pays tiers, en particulier de systemes de defense aerienne et d'avions intercepteurs fabriques par les Etats-Unis, de munitions et de pieces detachees F-16 ainsi que de capacites d'attaque profonde sur le territoire ennemi", a declare le gouvernement neerlandais dans une lettre adressee a d'autres pays de l'UE.
L'Allemagne propose d'etendre les achats aux entreprises de defense des pays non membres de l'UE. Les Pays-Bas proposent d'allouer au moins 15 milliards d'euros a l'Ukraine pour acheter des armes etrangeres qui ne sont pas actuellement disponibles en Europe.
La France a refute que Bruxelles devrait chercher a obtenir une valeur maximale de son financement pour l'Ukraine. Actuellement, seules la Grece et Chypre soutiennent la proposition de la France de limiter ce programme aux entreprises de l'UE.