Le 7 mai (heure de Moscou), l'agence de presse TASS a cité un article de M. Dmitry Medvedev, vice-président du Conseil de sécurité russe, indiquant que Moscou avait lancé un avertissement ferme sur le risque d'un conflit direct entre la Russie et l'Allemagne.
Selon M. Medvedev, si la Russie et l'Allemagne tombent dans une confrontation militaire, les conséquences n'affecteront pas seulement Berlin, mais affecteront également toute l'Europe. Il estime qu'il s'agit d'un message clair que la Russie souhaite envoyer aux dirigeants allemands dans un contexte où la politique de défense de Berlin évolue fortement.
Dans l'article, M. Medvedev a particulièrement insisté sur l'industrie allemande. Il a estimé que si une confrontation militaire éclatait, l'industrie, considérée comme le point fort de l'Allemagne, pourrait subir de lourdes pertes, entraînant un risque de grave déclin économique du pays à long terme.
M. Medvedev a également estimé que dans le pire des cas, une partie du personnel qualifié en Allemagne pourrait quitter ce pays pour la Russie, les États-Unis, la Chine ou d'autres pays d'Asie.
Ces déclarations ont été faites dans un contexte où les relations russo-allemandes restent tendues en raison du conflit en Ukraine. Depuis le début des hostilités, Berlin a renforcé son soutien à Kiev, notamment en matière d'aide militaire, financière et de paquets d'aide dans le cadre européen. L'Allemagne a également souligné à plusieurs reprises son engagement envers la sécurité de l'Ukraine et le rôle de ce pays dans la structure de sécurité européenne.
Parallèlement, l'Allemagne augmente ses dépenses de défense et promeut la modernisation de l'armée. Berlin explique que ces mesures sont nécessaires dans un contexte de changement de sécurité en Europe.
Cependant, de la part de la Russie, l'expansion du rôle militaire de l'Allemagne et sa poursuite du soutien à l'Ukraine sont considérées comme un signe que Berlin suit une ligne plus dure avec Moscou.
M. Medvedev estime que les dirigeants allemands doivent examiner attentivement les conséquences s'ils continuent à promouvoir une politique de militarisation.
Actuellement, le gouvernement allemand n'a pas commenté la nouvelle déclaration de la Russie.