Des responsables de l'OTAN ont affirmé le 25 avril qu'il n'existait pas de mécanisme de suspension ou d'expulsion d'un État membre, au milieu des informations selon lesquelles les États-Unis envisageraient des sanctions contre l'Espagne. Cette déclaration a été faite après un rapport sur l'examen par le Pentagone des options de sanctions contre les alliés considérés comme non coopératifs dans l'opération visant l'Iran.
Un responsable anonyme de l'OTAN a déclaré que le traité de création du bloc ne contient aucune clause relative à la suspension de l'adhésion. Un message similaire a également été confirmé par d'autres sources, réfutant la possibilité de modifier la position de Madrid dans l'alliance.
Auparavant, un courriel interne du Pentagone aurait mentionné des options de pression sur certains alliés, notamment la suspension des pays "non coopératifs". Ce contenu reflète la déception de Washington lorsque certains pays n'autorisent pas l'utilisation de bases militaires ou d'espace aérien pour servir l'opération en Iran.
L'Espagne fait partie du groupe de pays mentionnés pour avoir refusé aux États-Unis d'utiliser des bases aériennes sur leur territoire, bien que Washington maintienne deux installations militaires dans ce pays. En réponse à l'information, le Premier ministre Pedro Sanchez a souligné que Madrid agissait sur la base de documents officiels et de droit international, tout en affirmant que l'Espagne était un membre "fiable" de l'OTAN.
De nombreux dirigeants européens ont également exprimé leur soutien à Madrid. Le Premier ministre néerlandais Rob Jetten a affirmé que l'Espagne est membre à part entière de l'OTAN et que cela ne changera pas. L'Allemagne estime également qu'il n'y a aucune raison de remettre en question la question de l'adhésion de ce pays.
La partie américaine n'a pas confirmé les détails de l'e-mail, mais le porte-parole du Pentagone, Kingsley Wilson, a déclaré que le ministère de la Défense veillerait à ce que le président ait les choix appropriés pour demander à ses alliés de remplir leurs obligations. Ce point de vue s'accompagne de critiques selon lesquelles les partenaires ne sont pas restés côte à côte lorsque Washington en a eu besoin.
Les tensions au sein de l'OTAN se sont accrues après que les États-Unis et Israël ont lancé une campagne d'attaque contre l'Iran, entraînant une réaction de Téhéran et perturbant le marché mondial de l'énergie. Le président américain Donald Trump a exprimé à plusieurs reprises son mécontentement quant au niveau de participation des alliés, estimant que l'alliance fonctionne de manière asymétrique.