Le 8 septembre, le Bureau de contrôle des actifs étrangers (OFAC) du département américain du Trésor a annoncé l'imposition d'une restriction à 35 entités juridiques dans 6 pays différents, ainsi qu'à un citoyen de nationalité égyptienne.
Selon un communiqué de presse du département américain du Trésor, les sanctions visent à accroître la pression sur l'industrie aéronautique iranienne.
Les personnes sanctionnées cette fois comprennent de nombreuses compagnies aériennes et entreprises opérant dans le secteur du transport aérien basées en Iran, aux Émirats arabes unis (EAU), au Royaume-Uni, en Malaisie, en Turquie et au Kazakhstan. Les principales accusations concernent le soutien à l'industrie aéronautique iranienne dans le transport d'armes, de personnel militaire et de marchandises illégales au service des opérations des forces armées de ce pays.
Parallèlement aux sanctions, le département du Trésor américain a publié une licence commune autorisant les particuliers et les organisations figurant sur la liste à effectuer les transactions financières nécessaires pour régler leurs contrats avec l'Iran jusqu'à la fin du 23 septembre prochain.
Dans le même temps, les autorités américaines ont également officiellement retiré la licence qui permettait autrefois aux avions de fabrication américaine de rester temporairement en Iran, ainsi que mis fin à la délivrance de licences pour la fourniture de pièces de rechange et de technologies de réparation d'avions à ce pays musulman.
La décision de renforcer les sanctions économiques intervient alors que le conflit entre Washington et Téhéran s'intensifie. Ces derniers jours, les deux parties ont continuellement lancé des frappes militaires de représailles mutuelles, allant du naufrage par l'armée américaine d'une série de pétroliers iraniens aux attaques de missiles de Téhéran visant des navires de guerre américains dans le détroit d'Ormuz et des bases militaires en Jordanie.
Ce tourbillon de confrontation globale pousse la région du Moyen-Orient face au risque d'une flambée de guerre à grande échelle, entraînant des conséquences avec une forte hausse des prix mondiaux du pétrole.