Le Commandement central américain (CENTCOM) a confirmé que les attaques avaient eu lieu pendant 10 jours, du 3 février au 12 février. 2. Les cibles visaient les infrastructures et les dépôts d'armes de l'État islamique (EI) autoproclamé afin de maintenir une pression militaire continue sur les vestiges du terrorisme. Les équipes de surveillance ont enregistré de nombreuses bombardements dans la zone désertique de la province de Homs, dans l'est de la Syrie.
Cette opération mobilise divers équipements, des drones aux hélicoptères en passant par les avions de combat. Il s'agit d'une partie de l'opération "Hawkeye Strike" - une mission de représailles lancée après la mort de deux soldats américains à Palmyre le 13 décembre 2025. Selon CENTCOM, les États-Unis ont tué ou arrêté plus de 50 combattants de l'EI au cours des deux derniers mois.
Il est à noter que la frappe aérienne s'est déroulée en même temps que la remise par les États-Unis d'importants avant-postes à l'armée syrienne. Le 11 février 2026, CENTCOM a confirmé avoir achevé le retrait des troupes de la base d'Al-Tanf dans le sud-est de la Syrie. La partie syrienne a également confirmé avoir repris cette base après une coordination étroite avec les forces américaines.
Outre Al-Tanf, de nombreuses sources indiquent que l'armée américaine se prépare également à quitter la base d'Al-Shaddadi dans la province de Hasakah. Des avions de transport militaires ont été vus déplaçant continuellement des équipements hors de cette zone tout au long du mois de février 2026 pour se déplacer vers d'autres bases en Irak ou dans les environs.
Parallèlement aux opérations militaires, les États-Unis et leurs partenaires ont achevé le transfert de plus de 5 700 prisonniers de l'EI de Syrie vers l'Irak. Le processus de transfert a commencé le 21 janvier et s'est terminé le 12 février sous la protection stricte de l'armée de l'air interarmées. Le transfert des prisonniers devrait permettre d'empêcher le risque de résurgence de l'EI sur le territoire syrien.
Depuis l'effondrement de l'ancien gouvernement à la fin de 2024, les États-Unis ont étendu leur opération en Syrie et coopèrent étroitement avec le gouvernement intérimaire du Premier ministre Ahmed al-Sharaa. Ces mouvements de retrait de troupes et de frappes aériennes décisives montrent un changement majeur dans la stratégie de présence américaine dans ce pays du Moyen-Orient.