Le 19 septembre, selon l'agence de presse TASS, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a déclaré que le Danemark avait accepté l'accord de sécurité avec les États-Unis sur le Groenland parce qu'il n'avait pas suffisamment de ressources financières pour se protéger l'île en cas d'attaque ou de menace. Selon M. Rubio, les États-Unis sont capables d'assumer cette tâche.
Le secrétaire d'État américain a estimé que le nouvel accord répondait aux préoccupations en matière de sécurité des États-Unis, du Danemark et du Groenland. Il a déclaré que les négociations entre les États-Unis, le Danemark et le Groenland se déroulaient discrètement depuis février, avec la participation de hauts fonctionnaires des deux parties.
Auparavant, le président américain Donald Trump avait annoncé que Washington, Copenhague et Nuuk étaient parvenus à un accord sur la question de la sécurité du Groenland. Selon M. Trump, les États-Unis auront un contrôle à long terme sur la sécurité et les besoins connexes sur l'île, et commenceront à planifier l'expansion de leur présence militaire ici.
Selon des sources, l'accord annoncé donnera aux États-Unis le droit d'accéder, de stationner et d'utiliser l'espace aérien du Groenland, tout en permettant aux États-Unis de construire davantage d'installations militaires si nécessaire. L'accord vise également à empêcher les pays non membres de l'OTAN d'établir des bases ou de maintenir des forces militaires au Groenland et à limiter les investissements dans les domaines sensibles.
Cependant, l'accord ne transfère pas la souveraineté du Groenland aux États-Unis. L'île appartient toujours au Royaume du Danemark, tandis que les Groenlandais maintiennent leur droit à l'autodétermination. Selon la déclaration commune du Danemark et du Groenland, l'accord doit également être signé officiellement et passer par les procédures de ratification nécessaires avant d'entrer en vigueur.
Les États-Unis maintiennent actuellement une présence militaire au Groenland, y compris la base spatiale de Pituffik au nord de l'île. Les États-Unis considèrent depuis longtemps la position du Groenland dans l'Arctique comme stratégique pour la défense et le suivi des activités militaires dans la région.