Le 22 juillet (heure locale), selon l'agence de presse TASS, le Corps des gardiens de la révolution islamique d'Iran (CGRI) a averti les compagnies maritimes de ne pas utiliser la route maritime au sud du détroit d'Ormuz, estimant que cette zone avait été minée et qu'elle représentait un risque majeur pour les opérations maritimes.
M. Hossein Mohebi - représentant du CGRI - a publié un message sur le réseau social X, appelant les compagnies de transport internationales à éviter de traverser cette zone.
La route sud du détroit d'Ormuz a été minée. Traverser cette zone signifie parier tous vos investissements", a écrit M. Mohebi.
Le CGRI n'a pas divulgué d'informations supplémentaires sur la portée du champ de mines, le moment du déploiement ou des preuves concrètes liées à la déclaration ci-dessus.
Le détroit d'Ormuz est l'une des voies de transport d'énergie les plus importantes au monde, reliant le golfe Persique à la mer d'Arabie et à l'océan Indien. La majeure partie du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) exportés de la région du Moyen-Orient doit transiter par cette voie maritime.
Un nouvel avertissement a été lancé dans un contexte de tensions croissantes entre les États-Unis et l'Iran après l'effondrement de l'accord de cessez-le-feu entre les deux parties.
Selon TASS, une nouvelle vague de confrontation a commencé le 8 juillet lorsque l'armée américaine a mené plusieurs frappes aériennes contre l'Iran. Les États-Unis ont déclaré que les attaques avaient été menées après l'attaque d'un navire marchand dans le détroit d'Ormuz.
Le même jour, le président américain Donald Trump a annoncé la fin de l'accord de cessez-le-feu signé entre les États-Unis et l'Iran.
En réponse, l'Iran a mené des attaques contre de nombreuses installations militaires américaines au Moyen-Orient, notamment Bahreïn, la Jordanie, le Qatar, le Koweït, les Émirats arabes unis (EAU) et Oman.
Les observateurs estiment que si la situation dans le détroit d'Ormuz continue de s'aggraver, le transport maritime et la chaîne d'approvisionnement énergétique mondiale pourraient subir davantage de pression, dans un contexte où il reste l'une des routes maritimes stratégiques les plus importantes au monde.