Le 10 mars, les habitants de la capitale Téhéran ont dû faire face à la "nuit la plus terrifiante de l'histoire" lorsqu'une série d'explosions successives ont secoué des immeubles de grande hauteur.
La fumée noire provenant des dépôts de pétrole touchés par les balles a recouvert tout le ciel, provoquant des pluies acides.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a immédiatement émis un avertissement urgent, demandant aux gens de rester à l'intérieur pour éviter les risques d'intoxication respiratoire causés par les déchets des explosions pétrolières et gazeuses.
Cette vague de bombardements a lieu dans un contexte où les messages des États-Unis sont très contradictoires. Alors que le président Donald Trump a fait allusion au fait que le conflit touche à sa fin, le secrétaire à la Guerre Pete Hegseth a affirmé que les États-Unis ne s'arrêteraient pas tant que l'adversaire n'aurait pas été complètement vaincu.
M. Hegseth a souligné que l'armée américaine intensifiait ses attaques selon une feuille de route distincte afin de broyer la volonté de résistance et la capacité de maintien du combat de l'Iran.
Au matin du 11 mars, la coalition américano-israélienne avait mené plus de 5 000 attaques contre des cibles stratégiques. L'objectif principal de la campagne est de supprimer la capacité des missiles de croisière, des drones et d'affaiblir la marine iranienne afin de dégager le détroit d'Ormuz. Il s'agit d'une voie navigable vitale transportant environ 1/5 du pétrole brut mondial, actuellement paralysée par les activités militaires et les représailles de l'Iran contre les alliés des États-Unis.
L'escalade des combats a non seulement coûté la vie à plus de 1 200 civils en Iran, mais a également commencé à causer des pertes à l'armée américaine avec 7 soldats tués et plus de 140 blessés.
Sur le marché international, les économistes mettent en garde contre le fait que l'interruption de la production dans le golfe Persique et le blocus du détroit d'Ormuz pourraient plonger le monde dans la pire crise énergétique depuis les années 1970.
Le conflit à ce moment-là n'est plus simplement des coups militaires, mais est devenu une bataille d'esprit globale avec des armes économiques et psychologiques pour rétablir l'ordre dans la région du Moyen-Orient.