Le 26 janvier, les tensions au Moyen-Orient se sont intensifiees lorsque des observateurs militaires ont confirme que le groupe de combat de porte-avions USS Abraham Lincoln de la marine americaine avait deploye des equipements cles dans la region. Bien que les destroyers lance-missiles guides n'aient pas atteint leur position finale, tout l'Iran est desormais a portee de tir.
Les analystes estiment que les Etats-Unis - avec la coordination de l'armee de l'air israelienne - disposent desormais d'une puissance de feu suffisamment puissante pour lancer une attaque a grande echelle. Contrairement aux operations precedentes qui visaient generalement les installations nucleaires, l'objectif cette fois-ci est considere comme visant directement les dirigeants politiques supremes de l'Iran, avec l'ambition de renverser le gouvernement actuel.
Face a la pression etouffante de l'exterieur, la situation interieure en Iran est gravement confuse. Le marche boursier de ce pays a enregistre une baisse record le 26 janvier. L'economie est epuisee alors que l'inflation du mois dernier a atteint un niveau record de 60%.
M. Ali Larijani, secretaire du Conseil supreme de securite nationale iranien, a accuse les Etats-Unis de mener une guerre psychologique. "Ils tentent de saper l'unite sociale, considerant notre pays comme en etat d'urgence. La tactique americaine est d'inciter a la guerre civile avant de lancer un coup militaire decisif", a-t-il declare.
Sur le plan diplomatique, Teheran s'est montre extremement ferme. Le porte-parole du ministere iranien des Affaires etrangeres a rejete toutes les rumeurs de negociations secretes avec l'envoye special americain. Du cote iranien, l'armee de ce pays a declare qu'elle surveillait chaque mouvement de l'adversaire et a averti qu'elle riposterait de maniere desastreuse en cas d'attaque.
A Washington, l'administration du president Donald Trump serait toujours divisee sur la strategie de "changement de regime" dans ce pays de 90 millions d'habitants. Cependant, la pression d'action s'accroît alors que les derniers rapports sur les droits de l'homme publient des chiffres choquants de victimes: on estime a 5 419 le nombre de manifestants tues et environ 17 000 autres deces faisant l'objet d'une enquete lors des recents affrontements.