Le 15 mars, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées à Budapest, participant à la "Marche pour la paix" avec le slogan: "Nous ne deviendrons pas une colonie ukrainienne" afin d'exprimer leur soutien au Premier ministre hongrois Viktor Orban.
S'adressant aux partisans rassemblés dans la zone du seuil du bâtiment du Parlement, M. Orban a appelé l'Ukraine à abandonner ses politiques hostiles, notamment le "blocage du pétrole, l'extorsion et la menace contre les dirigeants hongrois".
M. Orban a affirmé que toutes les mesures de pression susmentionnées de la part de l'Ukraine ne pouvaient pas rendre la Hongrie - un pays qui, selon M. Orban, existe depuis des milliers d'années - "effrayée". "Soyez vigilants et arrêtez ça", a déclaré le Premier ministre.
Le ministre des Affaires étrangères Peter Szijjarto, également présent à la marche, a estimé que l'Union européenne (UE) et Kiev avaient l'ambition de renverser le gouvernement de M. Orban "parce qu'ils voulaient que le président ukrainien Volodymyr Zelensky forme un gouvernement hongrois plus pro-ukrainien".
Le gouvernement du Premier ministre Orban s'oppose depuis longtemps à la politique de l'UE visant à fournir des armes et du financement à l'Ukraine dans le conflit avec la Russie, ainsi qu'aux efforts de Kiev pour adhérer à l'UE.
Les tensions entre Budapest et Kiev ont également augmenté ces derniers mois, après que l'Ukraine a d'abord suspendu l'approvisionnement en pétrole russe vers la Hongrie et la Slovaquie via un pipeline construit à l'époque soviétique, puis le président Zelensky a lancé des menaces personnelles contre M. Orban.
Pendant ce temps, des images et des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent une grande foule agitant des drapeaux nationaux et défilant dans le centre de Budapest. Les manifestants portaient une grande banderole affirmant que la Hongrie ne deviendrait pas une "colonie" de l'Ukraine.
Début mars, les autorités hongroises ont intercepté un convoi transportant 40 millions de dollars en espèces, 35 millions d'euros en espèces et 9 kg de lingots d'or, qui seraient dirigés vers une banque d'État ukrainienne, dans le cadre d'une enquête sur le blanchiment d'argent.
Au même moment, M. Zelensky a même suggéré que l'armée ukrainienne pourrait être envoyée pour parler à M. Orban "à leur langue". M. Orban et le chef du parti d'opposition Tisza, M. Peter Magyar, ont tous deux condamné ces menaces.