Ceci est considere comme un tournant important dans la politique americaine, en remplaçant l'approche de la delivrance de licences individuelles pour chaque entreprise par un mecanisme plus large.
Cette decision intervient apres l'arrestation par les Etats-Unis du president venezuelien Nicolas Maduro au debut du mois de janvier, evenement considere par les responsables americains comme ouvrant la voie a un ajustement de la politique de sanctions.
Washington a declare qu'il etait pret a reduire la pression sur l'industrie petroliere venezuelienne afin de faciliter un accord de fourniture de petrole d'environ 2 milliards de dollars entre les deux parties, tout en soutenant un plan de reconstruction de l'industrie petroliere et gaziere allant jusqu'a 100 milliards de dollars.
Au cours des dernieres semaines, de nombreux partenaires et clients du groupe petrolier et gazier public venezuelien PDVSA ont depose des demandes de licences personnelles pour etendre leur production ou exporter du petrole de ce pays membre de l'OPEP.
La liste comprend de grands fabricants et groupes energetiques tels que Chevron, Repsol, ENI, le raffineur de petrole Reliance Industries et un certain nombre de societes de services petroliers et gaziers americaines.
Cependant, le trop grand nombre de demandes a ralenti la mise en œuvre du plan d'expansion des exportations et d'attraction des investissements au Venezuela. Le fait de devoir traiter chaque dossier separement rend difficile le demarrage rapide des flux de capitaux et des activites d'exploitation, dans un contexte ou l'industrie petroliere du pays a besoin d'une reprise urgente.

Le permis commun en cours de redaction devrait reduire les barrieres administratives, permettant a de nombreuses entreprises de fonctionner simultanement sans avoir a demander des exonerations separees.
Cette licence peut donner la priorite aux entreprises americaines par rapport a leurs partenaires etrangers, conformement a la politique "L'Amerique d'abord" de l'administration du president Donald Trump.
L'ensemble du secteur energetique venezuelien est soumis aux sanctions du departement du Tresor americain depuis 2019, apres que Washington n'a pas reconnu le premier mandat de reelection de M. Maduro.
Au cours des 7 dernieres annees, le niveau des sanctions a constamment change en fonction de chaque administration americaine, par le biais de decrets executifs et de differents permis d'exoneration.
Sous le president Joe Biden, une licence large a permis a de nombreuses entreprises venezueliennes d'exporter du petrole, ce qui a contribue a augmenter considerablement la production et les exportations.
Cependant, lorsque M. Donald Trump a commence son deuxieme mandat, les autorites ont revoque cette licence afin de faire pression sur Caracas, tout en demandant aux entreprises de cesser les transactions.
En decembre, les Etats-Unis ont continue d'imposer un gel de tous les navires sanctionnes entrant et sortant du Venezuela, ce qui a entraîne une forte baisse des exportations de petrole du pays a 500 000 barils par jour, contre 952 000 barils par jour en novembre.
En moyenne pour l'annee precedente, les exportations de petrole venezueliennes ont atteint environ 850 000 barils/jour, grace a l'amelioration de la production.
Parallelement aux mesures de Washington, le Congres venezuelien a adopte le premier tour de vote sur une reforme approfondie de la loi sur le petrole et le gaz, afin de creer des conditions pour l'investissement, l'exploitation et les exportations.