Le 27 mars, dans le cadre de sa visite et de son travail à Paris, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a partagé les dernières orientations de Washington concernant les politiques économiques visant Moscou. Le chef de la diplomatie américaine a déclaré que l'administration américaine était tout à fait capable d'apporter des changements et des ajustements aux sanctions imposées à l'industrie pétrolière russe.
Cette décision a été prise peu de temps après que le département du Trésor américain a délivré une licence spéciale. Évoquant cette question, M. Rubio a précisé que le mécanisme d'assouplissement actuel ne s'applique qu'à des blocs de pétrole russes qui ont été chargés sur des navires et sont en cours de transport en mer. Cette licence vise à résoudre les embouteillages logistiques immédiats et à prévenir le risque de rupture de la chaîne d'approvisionnement locale.
Cependant, le secrétaire d'État américain a souligné qu'il ne s'agissait absolument pas d'une politique à long terme ou d'une orientation fixe de l'administration de Washington envers l'industrie énergétique russe.
Expliquant plus en détail la stratégie macroéconomique des États-Unis, le secrétaire d'État Rubio a affirmé que Washington maintient toujours un état de préparation à prendre les mesures d'ajustement nécessaires si les conditions économiques mondiales le demandent. Les États-Unis et leurs alliés européens sont tous conscients de l'importance de maintenir un marché de l'énergie équilibré.
Malgré cela, il a également fermement rejeté la possibilité de lever complètement les barrières économiques à Moscou. Selon ce haut fonctionnaire, le président américain n'a jusqu'à présent émis aucune directive ni exprimé de souhait de mettre fin définitivement aux sanctions qui encerclent l'économie russe.
Le maintien par les États-Unis d'une attitude ferme en principe tout en laissant une porte souple dans la mise en œuvre montre la prudence des calculs de Washington. Les analystes géopolitiques estiment que cette action sert un double objectif extrêmement important. D'une part, les États-Unis souhaitent continuer à réduire les recettes énergétiques de la Russie. D'autre part, cet ajustement souple vise à garantir que l'offre mondiale de pétrole ne soit pas déficitaire de manière excessive et soudaine.
Si le marché mondial perd une grande quantité de pétrole brut en peu de temps, la perspective de chocs de prix est inévitable. La flambée des prix du carburant pourrait se répliquer, déclencher une nouvelle vague d'inflation et avoir un impact dévastateur sur l'économie américaine et les pays alliés occidentaux.
Par conséquent, les sanctions actuelles sont utilisées par Washington comme une soupape de répression flexible, à la fois suffisamment serrée pour maintenir la pression, mais aussi suffisamment ouverte pour protéger l'économie nationale des dommages inutiles.