Selon l'AFP, le 27 août (heure locale), les équipes de secours au Népal continuent de déployer des recherches pour retrouver les personnes disparues dans une épaisse couche de boue après des crues soudaines et des glissements de terrain survenus dans la zone frontalière entre le Népal et la région autonome du Tibet (Chine).
De nombreux villages ont été complètement emportés par les eaux et la boue.
Au 27 août, la police népalaise a déclaré que le nombre de victimes est passé à 392. Environ 910 personnes au Népal sont toujours portées disparues, dont 517 touristes étrangers.
La Chine a déclaré qu'environ 100 de ses citoyens étaient portés disparus au Népal et n'étaient pas inclus dans la liste ci-dessus.
Les citoyens indiens représentent le plus grand nombre du groupe d'étrangers disparus. Les États-Unis ont indiqué que 90 de leurs citoyens n'ont toujours pas pu être contactés.
La Commission du tourisme du Népal a informé qu'outre les citoyens indiens et américains, les étrangers ayant perdu le contact sont venus d'Australie, du Royaume-Uni, de Malaisie, des Pays-Bas, du Portugal, d'Afrique du Sud et de Corée du Sud.
Au Tibet (Chine), les médias d'État ont rapporté que les inondations de boue au port de Gyirong ont fait 3 morts et 558 disparus, dont 260 étrangers.
Le 27 août, le Premier ministre chinois Li Qiang s'est rendu dans la zone touchée pour diriger les opérations de sauvetage et de réparation des conséquences.
Les forces de sauvetage recherchent activement et évacuent les survivants des zones isolées. Au Népal, les soldats utilisent des chiens policiers pour rechercher les victimes qui pourraient être ensevelies sous la boue.
Le Premier ministre népalais Balendra Shah s'est rendu dans plusieurs zones gravement touchées. Il a demandé aux autorités locales d'aider d'urgence les familles évacuées et de dégager les routes coupées.
Les experts mettent en garde contre le risque d'autres inondations en raison de l'eau qui continue de s'accumuler derrière les gros blocs de terre et de roches bloquant la vallée.
M. Qianggong Zhang, chef du département de recherche sur les risques climatiques et environnementaux du Centre international pour le développement intégré des montagnes (ICIMOD), a déclaré que le risque d'une deuxième crue est toujours présent en raison de l'embouteillage du cours d'eau en amont qui n'a pas été résolu.
L'Agence népalaise de prévision des inondations a émis le 27 août un avertissement spécial indiquant qu'un lac se forme derrière un bloc de terre et de roches laissé par un glissement de terrain, tout en recommandant aux habitants d'être plus vigilants.