L'hiver et la pression sur le système respiratoire
Lorsque les températures chutent fortement en hiver, les établissements médicaux enregistrent souvent une augmentation significative du nombre de cas de personnes venant consulter pour des difficultés respiratoires. Beaucoup de gens pensent qu'il ne s'agit que d'une réaction normale du corps au temps froid. Cependant, selon les experts en respiration, cette pensée subjective peut entraîner une détection tardive de nombreuses maladies dangereuses.
Le Dr Harshil Alwani, consultant en pneumologie à l'hôpital CK Birla, RBH Jaipur (Inde), a déclaré: "L'essoufflement est l'un des symptômes les plus fréquents en hiver mais aussi le plus facilement négligé. Une toux prolongée, une respiration sifflante, une oppression thoracique ou une sensation de perte de souffle lors d'exercices légers ne sont pas simplement des inconforts saisonniers, mais peuvent être des signes avant-coureurs de maladies respiratoires sous-jacentes".
Selon le Dr Alwani, l'air froid provoque la contraction des voies respiratoires, rendant le mucus dans les poumons plus dense et entravant la circulation de l'air. Dans le même temps, le mécanisme de protection naturel des poumons s'affaiblit également, rendant le corps vulnérable aux attaques de virus et de bactéries. Ces changements rendent la respiration plus difficile, en particulier chez les enfants, les personnes âgées, les fumeurs et les personnes ayant des antécédents de maladies pulmonaires.
Des maladies telles que l'asthme, la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), la bronchite ou les infections des voies respiratoires inférieures ont tendance à s'aggraver par temps froid.
Les maladies par virus respiratoires augmentent également, ce qui exerce une pression plus forte sur les poumons, en particulier chez les personnes qui ont déjà des lésions pulmonaires.
Signes à ne pas négliger et moyens de prévention
Une erreur courante est de retarder l'examen dans l'espoir que les symptômes disparaîtront d'eux-mêmes lorsque le temps se réchauffera. Selon le Dr Alwani, les signes tels que l'essoufflement lors d'exercices légers, la toux fréquente la nuit, l'oppression thoracique prolongée ou l'utilisation de bronchodilatateurs de plus en plus fréquents doivent être examinés rapidement. Si cela est ignoré, l'inflammation des voies respiratoires peut s'aggraver progressivement, provoquant une réinfection, des épisodes aigus et même une hospitalisation.
Non seulement l'air froid à l'extérieur, mais l'environnement intérieur en hiver recèle également de nombreux risques. Fermer les portes, mauvaise ventilation et utiliser des radiateurs provoquent l'accumulation de poussière, de fumée, d'allergènes et de gaz d'échappement dans l'espace de vie. Cela réduit la qualité de l'air intérieur, irrite facilement les voies respiratoires et aggrave les symptômes d'essoufflement, en particulier chez les personnes atteintes d'asthme ou de BPCO.
Pour protéger les poumons en hiver, le Dr Alwani recommande de maintenir la vaccination contre la grippe et la pneumonie, de porter un masque par temps froid, d'éviter la fumée de cigarette et les irritants. De plus, il est nécessaire de maintenir un espace de vie aéré, de surveiller de près les symptômes respiratoires et de consulter un médecin si l'essoufflement dure plus de deux semaines.
Les experts soulignent que l'essoufflement en hiver ne doit pas être considéré comme une manifestation saisonnière normale. La détection précoce et le traitement rapide jouent un rôle important dans la protection de la santé pulmonaire et la prévention des complications dangereuses.