Le 2e Festival Thăng Long - Hanoï se déroule du 11 au 20 septembre sur le thème "Le flux du patrimoine - Heritage Flow", reliant de nombreux espaces culturels et patrimoniaux de la capitale. Au Temple de la Littérature - Quoc Tu Giam, le patrimoine n'est pas seulement admiré, mais il est également présent dans les opérations très quotidiennes des artisans.


Dans un stand, Mme Do Thi Sang, originaire de Kim Son, Ninh Binh, est assise tranquillement au milieu de sacs, de paniers, de planches de bambou et de nombreux produits fabriqués à partir de jonc. Elle est attachée au métier depuis environ 50 ans, depuis son enfance. Ses mains qui ont traversé des dizaines d'années sont toujours habiles avec de fines fibres de matières premières, les transformant en produits à la fois familiers et portant l'empreinte d'un artisanat de longue date.


Pour Mme Sáng, des occasions comme celle-ci sont l'occasion pour les artisans de sortir leurs produits de l'espace rural, de rencontrer directement le public et de raconter leur histoire. Un produit artisanal, lorsqu'il est placé devant les visiteurs, n'est donc plus seulement un article à acheter. Derrière lui se cache l'histoire d'une région.


Dans un autre coin, Mme Nguyễn Mỹ Thịnh, 73 ans, est absorbée par les traits de peinture sur la poterie de Bát Tràng. Il y a environ 50 ans, alors qu'elle n'avait que 8 à 9 ans, elle a suivi son père (un artisan célèbre de Bát Tràng) pour apprendre le métier. Depuis ses premiers jours de familiarisation avec le métier jusqu'à aujourd'hui, la peinture sur la poterie est devenue une partie inséparable de sa vie.

Mme Thịnh a dit, en termes simples, peindre selon l'âme d'un artisan. Les lotus, la vieille ville et les images familières de la vie vietnamienne sont devenus le matériau qu'elle utilise pour les produits en céramique.
Quant à Mme Đặng Thị Tuyết, depuis 2006, elle coupe du papier de couleur en petits fils, utilise des aiguilles pour les rouler, les façonner puis assemble chaque détail en feuilles de papier enroulées et en produits décoratifs. Le travail exige de la patience au millimètre près. Les fines feuilles de papier passées par la main de l'artisan deviennent des fleurs, des motifs décoratifs, des peintures, des boîtes, des boucles d'oreilles ou de petits objets mignons.
En regardant les mains qui travaillent au milieu du flux de visiteurs, on se rend compte que le "patrimoine" n'est parfois pas un concept lointain. Il se trouve dans un fil de paille, un trait de pinceau, un cercle de papier enroulé à la main. Et plus important encore, il se trouve dans les personnes qui font encore ce travail aujourd'hui...
C'est aussi ainsi que le "Flux du patrimoine" devient significatif lorsque le patrimoine n'est pas immobile dans une vitrine ou appartient uniquement au passé. Il continue de bouger lorsque l'artisan est encore dans le métier, lorsque l'histoire est encore racontée et lorsque les touristes s'arrêtent assez longtemps pour regarder, toucher et comprendre.

