Lorsque les autorités fiscales effectuent des inspections et des contrôles conformément à un plan ou de manière inopinée, de nombreux ménages commerciaux ont une mentalité d'évitement, tardent à fournir des dossiers, voire ne reçoivent pas les agents d'inspection au motif qu'ils sont occupés à faire des affaires ou qu'ils n'ont pas préparé à temps les livres. De nombreux cas estiment que le fait de "ne pas coopérer" n'est qu'une question d'attitude, pas au point d'être sanctionné.
En fait, la loi fiscale considère la non-coopération lors des contrôles fiscaux comme une violation administrative, qui peut être sanctionnée par une amende, même si aucune violation du montant de l'impôt à payer n'a été détectée.
Amende de 3 à 5 millions de dongs pour l'acte de non-coopération au contrôle fiscal
Selon le décret 125/2020/ND-CP, modifié et complété par le décret 310/2025/ND-CP, les ménages commerciaux peuvent être condamnés à une amende de 3 à 5 millions de dongs s'ils commettent l'un des actes suivants:
- Ne pas fournir ou fournir incomplet les dossiers, documents et pièces justificatives pertinents à la demande de l'administration fiscale;
- Report, prolongation du temps de travail sans raison valable;
- Ne pas envoyer de personnel pour travailler, ne pas signer le procès-verbal d'inspection conformément à la réglementation;
- Non-respect de la décision de contrôle fiscal dans les délais.
Cette amende est appliquée de manière indépendante, indépendamment du fait que les ménages commerciaux commettent ou non des infractions fiscales.
Ne pas coopérer à l'inspection ne signifie pas manquer de dossiers.
En substance juridique, il est nécessaire de faire la distinction entre ne pas coopérer lors du contrôle fiscal et ne pas pouvoir fournir de dossiers en raison de la perte ou de la détérioration des données. Le manque de coopération reflète la volonté subjective du contribuable, comme l'évitement ou le non-respect des demandes de travail.
Pendant ce temps, le fait de ne pas pouvoir fournir de dossiers en raison de causes objectives peut être examiné en fonction de la gravité, mais il existe toujours un risque d'être sanctionné si l'obligation de stockage n'est pas assurée conformément à la réglementation. La confusion entre ces deux actes conduit de nombreux ménages à évaluer à tort les risques juridiques.
Ne pas coopérer à l'inspection, les risques ne se limitent pas aux amendes.
La non-coopération lors des contrôles fiscaux n'est pas automatiquement considérée comme une évasion fiscale. Cependant, cet acte prolonge souvent le processus de contrôle et peut conduire à une redétermination des obligations fiscales sur la base des données disponibles de l'organisme de gestion.
Dans le cas où l'inspection révèle une déclaration de revenus insuffisante ou des erreurs dans les obligations fiscales, les ménages commerciaux peuvent devoir:
- Être poursuivi pour la partie de l'impôt manquant;
- Être condamné à une amende de 20% du montant de l'impôt insuffisamment déclaré conformément à la loi sur l'administration fiscale de 2025;
- Frais de retard de paiement calculés conformément à la réglementation.
Ainsi, le non-coopération risque non seulement d'être passible d'une amende de 3 à 5 millions de dongs, mais aussi d'un risque financier plus élevé en cas d'autres violations.
Dans un contexte où la gestion fiscale est de plus en plus basée sur les données et le contrôle des risques, la coopération avec les autorités fiscales n'est plus une question de "bonne volonté" mais une obligation légale obligatoire. La préparation complète des dossiers, des livres, des données de facturation et l'affectation des personnes travaillant aux heures réglementaires aideront les ménages commerciaux à éviter les sanctions inutiles.
Avec une amende de 3 à 5 millions de dongs, l'acte de non-coopération lors du contrôle fiscal peut causer des dommages directs, alors qu'il est tout à fait évitable si les ménages commerciaux respectent et coopèrent activement conformément à la réglementation.