Monsieur, pouvez-vous préciser les points importants de la directive 09/CT-TTg dans le contexte du conflit tendu au Moyen-Orient actuel?
- La directive 09/CT-TTg promulguée peut être considérée comme une étape opportune et stratégique visant à renforcer la sécurité énergétique nationale.
Le point notable de la directive est la quantification d'objectifs spécifiques, tels que la réduction de la consommation d'énergie par unité de PIB de 1 à 1,5% par an, l'économie d'électricité d'au moins 3 %/an et la réduction des pertes d'électricité à 5,8% d'ici 2030. Ces indicateurs ne sont pas seulement techniques, mais reflètent également l'exigence urgente de modifier le modèle de croissance vers une plus grande efficacité, moins dépendant de la consommation d'énergie entrante. Lorsque les entreprises et l'ensemble de la société utilisent efficacement l'énergie, la pression à l'importation diminuera, contribuant ainsi à stabiliser la balance des paiements et à limiter les risques de change.
La directive 09 ne se limite pas non plus aux solutions à court terme, mais vise une structure énergétique plus durable. La promotion du transport électrique, le développement d'infrastructures de recharge, l'encouragement à l'utilisation de biocarburants tels que l'E10, ou la recherche, le développement et l'application de nouvelles sources d'énergie telles que l'hydrogène et l'ammoniac montrent une vision à long terme de la diversification des sources d'énergie et de la réduction de la dépendance aux combustibles fossiles.
Un autre point important est la participation de l'ensemble du système, des ministères, des secteurs, des localités aux entreprises et aux citoyens. La directive fixe également une exigence obligatoire pour les installations d'utilisation d'énergie clés d'effectuer des audits énergétiques et d'appliquer un système de gestion de l'énergie. Cela marque un passage d'un mécanisme d'incitation à un mécanisme obligatoire, créant une motivation plus forte pour changer les comportements d'utilisation de l'énergie.
Selon vous, quels mécanismes et solutions sont nécessaires pour que les objectifs de la directive 09/CT-TTg deviennent réellement substantiels et atteignent l'efficacité escomptée?
- Un défi non négligeable réside dans la phase de mise en œuvre. De nombreuses entreprises, en particulier les petites et moyennes entreprises, rencontrent encore des difficultés en termes de capital et de technologie pour investir dans des solutions d'économie d'énergie.
Par ailleurs, les habitudes de consommation et la sensibilisation d'une partie de la population à l'économie d'énergie n'ont pas encore réellement changé. Des mécanismes de soutien suffisamment solides sont nécessaires, tels que les incitations financières, le crédit vert ou le développement du marché des services énergétiques (ESCO), afin que les objectifs fixés puissent être atteints comme prévu.
Le développement des infrastructures pour le transport électrique et les énergies renouvelables nécessite également une synchronisation de la planification, des normes techniques et des mécanismes de coordination entre les parties prenantes.
La directive 09 précise également le développement des infrastructures des stations de recharge électrique; l'étude des mécanismes et des politiques encourageant la production et l'utilisation de véhicules électriques. Selon vous, la politique actuelle d'encouragement au développement des stations de recharge et des véhicules électriques est-elle suffisamment forte, ou des mécanismes financiers plus spécifiques sont-ils nécessaires?
- Pour atteindre l'objectif de transformation forte fixé par la directive, les politiques actuelles doivent continuer à être perfectionnées dans une direction plus synchronisée.
Tout d'abord, en ce qui concerne l'infrastructure des bornes de recharge, il est nécessaire de promouvoir la socialisation des investissements par le biais de mécanismes financiers plus attractifs. Pour le marché des voitures électriques, outre les incitations existantes, il est possible d'envisager d'élargir les politiques de soutien direct aux consommateurs telles que le crédit vert à faible taux d'intérêt, la prolongation de la période d'exonération et de réduction des frais d'immatriculation ou l'élaboration de programmes d'échange de voitures à essence contre des voitures électriques.
Le passage progressif des bus, des taxis et des véhicules de service public aux voitures électriques contribue non seulement à réduire les émissions, mais crée également une "demande de marché" suffisamment importante pour stimuler la production et un développement plus rapide des infrastructures. Lorsque le marché atteint une certaine échelle, les coûts diminueront et il sera plus facile pour les gens d'y accéder.
Par ailleurs, il est nécessaire de promouvoir fortement l'écosystème associé, notamment les industries de soutien, la production de batteries, le recyclage des batteries et le développement des ressources humaines techniques.
Merci monsieur!