Selon les informations, après que les enseignants ont reçu des primes conformément au décret 73 du gouvernement par virement bancaire, le directeur de l'école a demandé à tous de restituer 4,4 millions de dongs/personne en espèces.
Cette somme d'argent est expliquée comme étant destinée à "faire des visites pour les enseignants" et à financer certains contenus "sensibles" et extérieurs de l'école.
Il est à noter que lorsque les enseignants expriment leurs inquiétudes quant aux frais élevés et déraisonnables, ils ne sont pas écoutés, mais sont même critiqués à haute voix, voire accusés de « cupidité », considérant la prime légale de l'État comme de l'argent « tombé du ciel ».
D'un point de vue juridique, la prime conformément au décret 73 est un revenu légal, payé directement par l'État aux travailleurs afin de reconnaître et d'encourager les efforts de travail.
Par conséquent, aucun individu ou organisation n'a le droit de contraindre les bénéficiaires à restituer, et encore moins à percevoir en espèces, hors bilan, sans transparence.
Cet acte est non seulement contraire aux réglementations en matière de gestion financière, mais présente également des signes d'abus de pouvoir, portant atteinte aux droits légitimes des enseignants.
Mais ce qui est plus remarquable, c'est l'aspect moral et les normes pédagogiques.
Les enseignants de maternelle sont un groupe de travailleurs à faible revenu, dont la vie est encore difficile. Pour eux, quelques millions de dongs de primes ne sont pas un "excédent", mais un partage précieux de l'État, surtout à l'approche du Têt Nguyên Đán.
Beaucoup de gens attendent cette somme d'argent pour subvenir aux besoins de leur famille et de leurs enfants, afin d'avoir un Têt moins difficile. Le fait d'être obligé de restituer la quasi-totalité de la prime revient à détruire la joie et l'encouragement spirituel qui sont très rares pour les enseignants de maternelle.
Le directeur, le chef de l'établissement d'enseignement, doit être un pilier, une personne qui comprend et protège les droits légitimes des enseignants.
Lorsque le dirigeant méprise le salaire et les primes des enseignants, lorsque des paroles irrespectueuses et imposées sont utilisées lors des réunions, les leçons d'amour deviendront banales.
Une chose à mentionner est que l'environnement pédagogique ne peut pas avoir de "zones sombres" financières, et encore moins prendre le sacrifice des enseignants comme source pour servir les relations et les formes extérieures.
Collecter des primes auprès des enseignants est un acte à la fois illégal et contraire à la morale, inacceptable dans un environnement pédagogique.
Rendre l'argent n'est qu'une étape pour remédier aux conséquences immédiates; ce qui est plus nécessaire, c'est de restaurer la confiance, de rectifier la discipline dans l'environnement éducatif, un lieu qui nourrit la gentillesse, l'équité et l'humanité.