Le matin du 23e jour du 12e mois lunaire, la petite cuisine de la petite maison de la famille de M. Nguyen Duc Manh (33 ans, commune de Quoc Oai, ville de Hanoï) était rougeoyante dès le matin.
Sur la table en bois placée près de la fenêtre, le poulet bouilli doré et brillant vient d'être habilement façonné par M. Manh, l'assiette de nems frits est soigneusement rangée, le bol de soupe de pousses de bambou fume encore.
Le plateau d'offrandes à Ông Công et Ông Táo cette année, comme ces dernières années, a été préparé de ses propres mains.

L'espace de la cuisine est chaleureux avec l'odeur des feuilles de citronnier, de la graisse de poulet, de la fumée d'encens flottante. M. Manh assaisonne rapidement, essuie les bols, ajuste chaque plat avant de le porter sur l'autel.
Je travaille dans un bureau, je suis occupé toute l'année. À cette occasion, je profite d'une pause matinale, je cuisine moi-même le plateau d'offrandes pour qu'il soit complet", a-t-il dit, la main ne quittant toujours pas l'assiette de riz gluant juste préparée.
Le plateau d'offrandes n'est pas sophistiqué mais complet, comprenant du poulet bouilli, de la soupe de pousses de bambou, des nems frits, des nems, du tofu, des légumes sautés, une assiette de fruits et un vase de chrysanthèmes jaunes avec quelques roses rouges.


Né et élevé à Quoc Oai, M. Manh se souvient encore clairement de l'image de sa mère autrefois occupée dès le matin du 23e jour du 12e mois lunaire.
Quand j'étais enfant, je n'étais habitué à voir que les femmes s'occuper des offrandes. Maintenant que j'ai ma propre famille, je pense différemment. Les tâches ménagères ne sont pas la propriété de qui que ce soit, surtout les choses qui signifient la réunion comme celle-ci", a-t-il déclaré.
En attendant que la marmite de soupe bout, il profite de l'occasion pour raconter aux enfants de la famille l'histoire de Táo quân retournant au ciel, pourquoi la famille prépare le plateau d'offrandes, pourquoi il faut garder la cuisine toujours chaude.

L'enfant, tout en écoutant, regardait avec curiosité l'île aux nems, se précipitant de temps en temps pour demander plus.
Selon M. Manh, aller à la cuisine pour préparer un plateau d'offrandes n'est pas "aider sa femme", mais la responsabilité naturelle d'un homme dans la famille.
Lorsque le plateau d'offrandes a été placé soigneusement devant l'autel, M. Manh a allumé de l'encens, s'est tenu silencieusement et a joint les mains pour prier. L'espace était calme, il ne restait que le léger bruit du vent sur le porche.


Pour lui, ce n'est pas seulement une cérémonie d'adieu aux Génies du Foyer, mais aussi une façon de clore une année pleine de soucis, ouvrant le désir de paix et de plénitude pour son petit foyer...