Les grandes fanpages et groupes Facebook ne sont actuellement pas gérés par les pays selon un modèle commun.
La plupart n'exigent pas qu'il soit nécessaire de demander une licence pour obtenir un certain nombre de followers. Au lieu de cela, la loi intervient dans la manière dont les opérateurs gèrent la page et la communauté, de la collecte de données à la publication de contenu en passant par le traitement des commentaires des membres.
L'Australie impute la responsabilité à l'exploitant de la page de fans
L'Australie est le cas le plus clair de responsabilité des administrateurs de pages. En 2021, la Cour suprême australienne a statué que 3 sociétés de médias exploitant des pages Facebook publiques pourraient être tenues responsables des commentaires publiés par les utilisateurs sous les publications.
L'affaire découle d'une plainte de Dylan Voller, qui a été détenu dans un système de rééducation pour mineurs dans le Territoire du Nord. M. Voller estime que certains commentaires d'utilisateurs sous les publications sur la page Facebook des médias sont diffamatoires.
Ces sociétés n'écrivent pas directement de commentaires. Cependant, le tribunal a estimé qu'elles avaient créé et maintenu des pages publiques, publié du contenu et autorisé les utilisateurs à commenter, créant ainsi des conditions pour que ces commentaires soient transmis à d'autres personnes. Par conséquent, elles ont été identifiées comme la partie qui a publié les commentaires dans le procès.
La France précise la procédure de signalement des contenus illégaux
En France, l'accent est mis sur le mécanisme de signalement et de traitement du contenu illégal. Conformément aux réglementations sur les services numériques appliquées dans ce pays, les utilisateurs peuvent signaler à la plateforme le contenu qu'ils considèrent comme illégal. La plateforme doit examiner, prendre une décision et notifier les résultats; les personnes touchées par la décision de traitement ont le droit de porter plainte.
La France dispose également d'un mécanisme de "signaleur fiable", c'est-à-dire que les organisations reconnues par l'Agence de gestion des médias audiovisuels et numériques (Arcom) sont spécialisées dans la détection de contenu illégal. Les rapports de ces organisations doivent être traités en priorité par la plateforme.
Ainsi, pour les grandes communautés, le processus est assez clairement défini:
(1) Détecter et signaler le contenu;
(2) Base d'examen;
(3) Décision de maintenir ou de retirer;
(4) La personne qui publie a le droit de porter plainte.
Singapour autorise les autorités de régulation à demander une plateforme de traitement
Singapour autorise les autorités de régulation à demander aux plateformes de réseaux sociaux de traiter le contenu illégal. À partir de juillet 2023, le Code de sécurité en ligne est entré en vigueur, obligeant les grands réseaux sociaux, dont Facebook, à réduire le risque d'exposition des utilisateurs au contenu nuisible, à fournir des outils de signalement et à mettre en œuvre des mesures de protection des utilisateurs.
Pour les contenus particulièrement graves, l'Autorité de développement des médias Infocomm Singapour (IMDA) a le droit de demander à la plateforme de supprimer ou de bloquer le contenu.
En juin 2023, l'IMDA a demandé à Meta de traiter une page Facebook et un groupe Facebook contenant des documents d'exploitation sexuelle d'enfants. Meta a retiré le contenu en 24 heures.
Les cas montrent que les pays n'ont pas nécessairement besoin de gérer de grandes fanpages avec des licences distinctes. Au lieu de cela, ils imposent des responsabilités étape par étape: l'Australie peut attribuer la responsabilité à l'unité exploitant la page pour le contenu publié par les utilisateurs; la France élabore un processus de rapport, de traitement et de plainte; Singapour autorise l'organisme de gestion à demander à la plateforme d'intervenir. Le point commun est que plus les fanpages et les groupes ont d'influence, plus la loi accorde d'importance à la demande de contrôle du contenu.