Une étude mondiale à grande échelle menée par Anthropic, la société qui développe le chatbot Claude, a révélé une image multidimensionnelle de la façon dont les utilisateurs perçoivent l'intelligence artificielle (IA).
Les résultats montrent que, bien que l'IA devrait contribuer à améliorer l'efficacité du travail et à gagner du temps, de nombreuses personnes s'inquiètent encore de la fiabilité et de l'impact sur l'emploi.
L'étude a interrogé plus de 81 000 personnes dans 159 pays. Il est à noter qu'Anthropic utilise un modèle d'IA appelé "Claude Interviewer" pour mener des entretiens ouverts en 70 langues, puis analyser les données à l'aide d'un système d'IA. Cette approche permet de recueillir des perspectives diverses auprès des utilisateurs du monde entier.
En termes d'attentes, 18,8% des participants ont déclaré que l'objectif principal lors de l'utilisation de l'IA est d'atteindre "l'excellence au travail".
Ensuite, 13,7% ont souligné la transition personnelle, comme l'amélioration des compétences ou l'optimisation de la vie.
Beaucoup de gens disent qu'ils utilisent l'IA pour traiter des tâches répétitives, ce qui leur donne plus de temps pour se concentrer sur des tâches plus importantes ou pour des priorités personnelles.
En outre, l'IA est également considérée comme un outil de soutien à la gestion de la vie, augmentant la liberté de temps, favorisant l'esprit d'entreprise et élargissant les opportunités d'apprentissage.
Cependant, seulement 5,6% des participants mentionnent l'utilisation de l'IA pour la créativité, ce qui montre que ce n'est pas encore un besoin prioritaire pour la plupart des utilisateurs.
À l'inverse, les inquiétudes concernant l'IA restent très claires. Environ 26,7% des participants estiment que le plus gros problème est le "manque de fiabilité", ce qui reflète les inquiétudes concernant l'exactitude et la possibilité d'erreur du système d'IA.
Viennent ensuite les inquiétudes concernant l'emploi et l'économie (représentant 22,3%), car de nombreuses personnes craignent que l'IA ne remplace le travail humain. Les questions relatives au contrôle et à l'autonomie ont également été mentionnées par 21,9% des participants.
Par ailleurs, d'autres préoccupations comprennent le risque de fausses informations, de violations de la vie privée, de surveillance, ainsi que les impacts négatifs sur la capacité de réflexion et de créativité des personnes.
L'étude montre également des différences évidentes entre les régions. Les utilisateurs en Inde, au Brésil et en Israël ont tendance à être plus optimistes quant à l'IA. Pendant ce temps, les citoyens en France, au Japon et aux États-Unis ont des opinions divergentes, tandis que l'Allemagne, la Corée du Sud et le Royaume-Uni manifestent une attitude prudente, voire sceptique.
Dans l'ensemble, l'IA est considérée comme un outil pour améliorer l'efficacité de la vie et du travail, mais la confiance des utilisateurs dépend toujours de la manière dont cette technologie est contrôlée et développée à l'avenir.