Il est à noter que le record de transfert de Manchester United a été établi il y a dix ans.
En août 2016, Man United a dépensé 89 millions de livres sterling pour faire revenir Paul Pogba de la Juventus. À cette époque, il s'agissait d'une transaction choquante et considérée comme un investissement dépassant de loin le niveau général du marché.
Après 20 périodes de transfert, ce record n'a toujours pas été battu. Cela reflète en partie les problèmes de Man United depuis que Sir Alex Ferguson a quitté le club en 2013. Ils n'ont jamais repris le trône de la Premier League, tandis que la politique de contrôle des coûts sous les Glazer a également limité la capacité de Man United à dépenser de l'argent.
L'arrivée de Sir Jim Ratcliffe en février 2024 a entraîné un examen financier rigoureux. Les "Red Devils" veulent réduire les coûts et reconstruire leur structure opérationnelle, mais ce processus ne peut pas apporter de changements significatifs sur le terrain. Le marché des transferts estival de cette année met encore plus en évidence l'écart entre Man United et ses concurrents directs.
Carlos Baleba est l'exemple le plus clair. Man United vient de conclure un accord pour recruter le milieu de terrain camerounais pour un montant initial de 65 millions de livres sterling, plus 5 millions de livres sterling de frais supplémentaires. Il s'agit d'un investissement important pour M.U, mais dans le contexte actuel de la Premier League, ce chiffre n'est plus si spécial.
Tottenham a dépensé un total de 185 millions de livres sterling pour Mateus Fernandes et Sandro Tonali, tandis que d'autres grands clubs sont également prêts à dépenser d'énormes sommes d'argent. Les dépenses totales des clubs de Premier League cet été ont dépassé les 2 milliards de livres sterling et sont toujours susceptibles d'augmenter avant la date limite du 1er septembre.
Dans cette course, Man United doit à nouveau calculer chaque dépense. Ils veulent toujours ajouter un arrière gauche pour concurrencer Luke Shaw, mais la priorité actuelle est de trouver une option avec un prix raisonnable. Man United n'accepte pas le prix proposé par Barcelone pour Alejandro Balde et aurait proposé un accord de prêt. Jorge Salinas du Racing Santander figure également sur la liste des options, avec une clause libératoire d'environ 13,6 millions de livres sterling.
Lewis Hall est la cible la plus appréciée, mais Newcastle n'a pas l'intention de vendre ce défenseur. Compte tenu de la situation financière actuelle, Man United aura également du mal à faire une offre suffisamment forte pour inciter son adversaire à changer de position.
C'est la conséquence d'engagements passés. Selon le dernier rapport financier mentionné, Man United a encore 405,75 millions de livres sterling de frais de transfert non payés, dont 171,14 millions de livres sterling sont en retard de plus d'un an. Le fonds salarial continue également de faire pression sur le budget.

Le contrat de 325 000 livres sterling par semaine de Marcus Rashford, signé en juillet 2023, a suscité de nombreuses controverses. Sir Jim Ratcliffe a également évoqué à plusieurs reprises la situation où Man United verse des salaires trop élevés à certains joueurs.
Manuel Ugarte est un autre cas. Les "Red Devils" ont dépensé 50 millions de livres sterling pour faire venir le milieu de terrain uruguayen du PSG en 2024, et lui ont également versé un salaire d'environ 150 000 livres sterling par semaine. Lorsque les contributions n'ont pas répondu aux attentes et que le joueur a des problèmes physiques, de tels investissements deviennent un fardeau que la nouvelle direction veut éviter de répéter.
Le retour en Ligue des champions apporte des revenus importants à Man United, estimés à environ 50 à 100 millions de livres sterling. Cependant, le succès sur le terrain entraîne également des obligations financières. Certains joueurs comme Mason Mount et Andre Onana avaient une clause d'augmentation automatique de salaire de 25% lorsque l'équipe s'est qualifiée pour le tournoi le plus prestigieux d'Europe.
Man United a maintenant ajusté ce mécanisme, exigeant que les joueurs jouent au moins 60% des minutes totales de l'équipe pour bénéficier d'une augmentation de salaire. Cependant, les engagements des anciens contrats continuent d'affecter leur capacité à fonctionner sur le marché.