En fait, dans de nombreux marchés de rue aujourd'hui, ce type de marché se tient à un endroit fixe, vend du matin au soir, est même approuvé par les autorités locales, il y a un gestionnaire temporaire, les vendeurs doivent payer pour l'emplacement, l'hygiène, il ne peut donc pas s'appeler un marché de rue, il faut plutôt l'appeler un marché temporaire.
Début 2026, Hanoï a publié une liste de plus de 200 marchés noirs et points de vente spontanés, et a également proposé une feuille de route pour le dégagement à partir de 2026 à 2027. Cette action est nécessaire pour rétablir l'ordre de la circulation, contrôler la sécurité et l'hygiène alimentaires, et rendre le visage de la ville civilisé.
Cependant, la course-poursuite entre les petits commerçants du marché noir et les forces de l'ordre dans de nombreuses rues de Hanoï se répète encore et encore: dès qu'un véhicule d'ordre public passe, des étals sont immédiatement installés. Après avoir éliminé, ils réempiètent.
Mais si l'on regarde directement la nature, l'histoire du marché noir ne réside pas seulement dans les vendeurs. Elle commence avec les acheteurs eux-mêmes. Il n'est pas difficile de rencontrer l'image de personnes arrêtées au milieu de la route, s'arrêtant précipitamment dans un plateau de légumes, un étal de viande, achetant rapidement quelques articles puis partant. Pas besoin de garer la voiture, pas besoin de marcher, pas besoin de perdre du temps à entrer dans le marché. Cette commodité est le "terrain de vie" du marché noir.
Et c'est précisément cette commodité qui rend difficile tous les efforts pour éliminer. La réalité montre que de nombreux petits commerçants ne veulent pas entrer dans le marché non pas parce qu'ils n'ont pas de place, mais parce qu'ils entrent dans le marché... sans clients.
Si l'on ne traite que les vendeurs et que l'on ignore les acheteurs, la suppression des marchés noirs restera à jamais une course-poursuite sans fin. Il ne s'agit pas seulement d'un problème d'ordre urbain, mais aussi d'empiètement sur les trottoirs, d'insécurité routière, d'hygiène alimentaire et d'image urbaine négligée. Cependant, ces conséquences ne suffisent toujours pas à changer les habitudes des gens. Car dans l'esprit de beaucoup de gens, s'arrêter pour acheter rapidement un bouquet de légumes, un kilo de viande n'est qu'une petite affaire, pratique pour eux-mêmes. Peu de gens pensent que chaque fois, c'est une aide à l'existence des marchés noirs.
Pour éradiquer durablement les marchés noirs, il ne faut pas seulement utiliser des mesures administratives. Il est encore plus impossible de compter uniquement sur les campagnes.
Parallèlement, le gouvernement doit améliorer la qualité des marchés traditionnels: propres, pratiques, prix de location raisonnables, agence de points de vente appropriés. Si les marchés réguliers sont toujours difficiles d'accès, manquent de commodités, il sera difficile de convaincre les gens d'abandonner les marchés de rue.
Ce qu'il faut changer, c'est le comportement. Les citoyens doivent accepter une réalité: le confort personnel ne peut pas être échangé contre l'ordre urbain et la sécurité générale. Aller au marché, garer sa voiture, marcher quelques minutes n'est pas un inconvénient majeur, mais c'est un moyen de contribuer à la construction d'une ville plus civilisée.
De nombreuses localités ont aidé les petits commerçants à entrer sur les marchés à faible coût, voire gratuitement, mais le nombre d'inscriptions reste faible. Cela montre qu'il faut non seulement "avoir un endroit", mais aussi "avoir des clients". Pour ce faire, il faut changer les habitudes de consommation avec l'implication des médias, des organisations sociales et la persévérance du gouvernement.
Lorsque les gens ne s'arrêtent plus pour acheter des marchandises sur la chaussée, en remplaçant l'habitude d'acheter là où c'est pratique par un choix plus civilisé, les marchés de rue n'ont vraiment plus de place pour vivre.