Le 11 septembre, le ministère saoudien de l'Énergie a annoncé sa décision de suspendre temporairement l'exploitation de deux sections du gazoduc stratégique Est-Ouest (Trans Arabian) dans la zone proche de la capitale Riyad et de la ville de Médine en tant que mesure de précaution d'urgence après de nombreuses attaques.
Le porte-parole du ministère a déclaré que les incidents avaient fait plusieurs blessés et qu'ils avaient maintenant accès à des soins médicaux rapides. Des équipes d'intervention d'urgence ont été immédiatement déployées pour boucler et inspecter les lieux conformément aux procédures de sécurité, dans un contexte de fortes colonnes de fumée noire et d'incendies qui se sont déclarés aux points touchés.
Le même jour, le ministère saoudien des Affaires étrangères a publié une déclaration affirmant que ces drones attaquant les infrastructures énergétiques avaient été lancés depuis l'intérieur du territoire irakien.
La partie de Riyad a souligné que, à la demande directe du Premier ministre irakien, le royaume s'est temporairement abstenu et n'a pas mené de ripostes militaires afin de permettre au gouvernement de Bagdad de mettre en œuvre des mesures pour empêcher les groupes armés d'exploiter le territoire pour attaquer à travers la frontière. Cependant, Riyad a affirmé conserver le plein droit de prendre toutes les mesures appropriées pour protéger la souveraineté, la sécurité nationale et les installations clés.
Du côté irakien, le gouvernement de ce pays s'est félicité de la retenue de l'Arabie saoudite, a fermement condamné les actes menaçant la sécurité du pays voisin et a ordonné aux forces armées d'ouvrir une enquête d'urgence sur les personnes impliquées.
Pendant ce temps, les forces Houthi au Yémen ont revendiqué la responsabilité des attaques, mais les sources du renseignement américain n'excluent pas la possibilité que des drones aient été déployés par des groupes armés pro-iraniens depuis l'Irak.
Le gazoduc Est-Ouest mesure environ 1 200 km de long et a une capacité de conception allant jusqu'à 7 millions de barils de pétrole par jour. Il s'agit d'une infrastructure stratégique vitale qui aide l'Arabie saoudite à transporter directement le pétrole brut des gisements de l'est du royaume vers le port de Yanbu en mer Rouge, maintenant ainsi le flux sanguin d'exportation d'énergie sans passer par le détroit d'Ormuz.