Le 4 août (heure locale), selon l'agence de presse TASS, l'organe judiciaire militaire suisse a déclaré avoir ouvert un total de 24 enquêtes depuis 2022 afin de clarifier les soupçons de participation de citoyens suisses au conflit en Ukraine, un acte strictement interdit par la loi suisse.
À ce jour, 10 affaires ont été closes, tandis que 14 affaires sont toujours en cours d'enquête. Selon les autorités suisses, toutes les enquêtes ne visent pas un individu spécifique. Certaines affaires ont été ouvertes pour vérifier les informations et clarifier s'il y a des citoyens suisses impliqués dans le conflit en Ukraine ou non.
Selon la loi suisse actuelle, les citoyens de ce pays ne sont pas autorisés à servir en tant que mercenaires ou à rejoindre les forces armées étrangères. Les contrevenants peuvent être condamnés à des peines allant jusqu'à 3 ans de prison.
En février 2025, le Parlement suisse a rejeté la proposition d'autoriser l'application d'exceptions aux citoyens souhaitant participer au conflit en Ukraine. Cette décision signifie que tous les citoyens suisses participant au conflit sous les couleurs de l'armée étrangère peuvent toujours être poursuivis pénalement conformément à la réglementation en vigueur.
Toujours en 2025, le ministère suisse des Affaires étrangères a confirmé pour la première fois qu'un citoyen de ce pays avait été tué lors de sa participation au conflit en Ukraine. Cependant, l'agence n'a pas divulgué l'identité ni les circonstances spécifiques de l'incident.
Pendant ce temps, le ministère russe de la Défense a publié des statistiques indiquant qu'en mars 2024, 13 387 mercenaires étrangers étaient arrivés en Ukraine pour participer au conflit. 5 962 d'entre eux ont été exclus du champ de bataille.
La Pologne est le pays qui compte le plus grand nombre de citoyens impliqués dans le conflit, avec 2 960 personnes, dont 1 497 seraient décédées. La Géorgie se classe deuxième avec 1 042 personnes, dont 561 seraient décédées.
Actuellement, la partie ukrainienne n'a pas commenté les chiffres sur les mercenaires publiés par le ministère russe de la Défense.
Selon les observateurs, la poursuite par la Suisse de l'enquête sur les citoyens soupçonnés de participer au conflit en Ukraine reflète la position de longue date de ce pays en matière de maintien d'une politique neutre, tout en appliquant strictement les réglementations interdisant aux citoyens de participer à des conflits armés à l'étranger.