M. Netanyahu le Premier ministre ayant occupé le poste le plus longtemps de l'histoire d'Israël a affirmé que les accusations de corruption de corruption et d'abus de confiance étaient toutes 'infondées'.
Dans la vidéo de déclaration publique il a déclaré que la demande d'amnistie était nécessaire car 'tous ceux qui espèrent une bonne chose pour le pays devraient soutenir cette démarche'. Il a également souligné qu'il croyait toujours qu'il serait purgé de sa peine si le processus de jugement se poursuivait.
Selon la lettre soumise au Palais présidentiel israélien les avocats de M. Netanyahu ont fait valoir que le procès prolongé avait entravé la capacité de gouverner le pays nui à l'unité nationale et que la démission était donc 'pour l'intérêt public'. Ils ont estimé que le président israélien avait le droit d'agir dans des cas particuliers.
Cependant il s'agit d'une demande presque sans précédent. Le cabinet présidentiel dirigé par M. Isaac Herzog a qualifié cette proposition d'anormale avec de graves conséquences et a déclaré qu'elle serait examinée attentivement après avoir reçu les avis d'évaluation du ministère de la Justice.
Il est à noter que le président américain Donald Trump a envoyé une lettre privée au président Herzog ce mois-ci appelant à l'emprisonnement de M. Netanyahu déclarant le procès comme 'une poursuite motivée par des motifs politiques'. Cela a immédiatement suscité un débat brûlant au sein de l'Israël.
Comme d'habitude la demande d'amnistie de M. Netanyahu sera transmise au département chargé de l'amnistie du ministère de la Justice pour recueillir des avis juridiques avant de soumettre au conseiller juridique du président pour émettre une recommandation finale.
Pendant ce temps l'opposition s'est immédiatement vivement opposée. Le chef de l'opposition Yair Lapid a déclaré : 'Il n'est pas possible d'obtenir une amnistie tant qu'il n'a pas reconnu ses crimes ni exprimé de remords et qu'il n'a pas quitté la vie politique'.
L'ancien chef d'état-major adjoint Yair Golan a également appelé M. Netanyahu à démissionner et a demandé au président de rejeter complètement cette demande.

Le Premier ministre Netanyahu a déclaré qu'il devait comparaître devant le tribunal trois fois par semaine ce qu'il a décrit comme irréaliste pour tout citoyen en particulier un Premier ministre qui assume la responsabilité nationale.
Il est poursuivi depuis 2019 dans trois affaires liées à des accusations de réception de cadeaux de grande valeur et de favorisation des médias en échange d'informations profitables.
Malgré toutes les accusations le Premier ministre Netanyahu maintient une forte influence sur la scène politique israélienne. Il revient au pouvoir après les élections de 2022 et dirige la coalition démocrate la plus puissante de l'histoire du pays mais les sondages montrent que sa coalition aura du mal à obtenir la majorité lors des prochaines élections d'octobre 2026.
Le nom de M. Netanyahu continue d'être associé à de grands bouleversements : de l'attaque horrible du 7 octobre 2023 du Hamas à l'opération militaire prolongée qui a gravement dévasté Gaza et a suscité la controverse internationale. Cela a rendu le procès de corruption et maintenant sa demande d'amnistie un point focal de division de l'opinion publique.