Le secrétaire général de l'Organisation maritime internationale (OMI), Arsenio Dominguez, a estimé que le déploiement de forces navales escortant les pétroliers à travers le détroit d'Ormuz n'était pas une solution durable.
Dans une interview accordée au Financial Times britannique, M. Dominguez a déclaré: "Cette solution réduit les risques, mais les risques sont toujours présents". Il a souligné que le déploiement de forces militaires "n'est pas une solution à long terme ou durable", selon le SCMP.
Auparavant, le président américain Donald Trump avait appelé à l'ouverture d'une opération navale internationale au large des côtes iraniennes pour protéger les cargaisons de pétrole. S'exprimant le week-end dernier, M. Trump a souligné que la protection de la sécurité de cette voie navigable "aurait toujours dû être un effort collectif et que maintenant cela deviendra une réalité".
Le détroit d'Ormuz est actuellement le goulot d'étranglement maritime le plus important au monde. Cette route étroite entre l'Iran et Oman représente environ 20% de la consommation mondiale totale de pétrole. Toute perturbation prolongée ici pourrait causer des milliards de dollars de dommages à l'économie mondiale.
Pendant ce temps, CNN et l'agence de presse AFP, citant des sources de sécurité régionale, soulignent que la situation dans le golfe Persique s'intensifie rapidement. Les États-Unis et leurs alliés renforcent continuellement leur présence navale après qu'une série de navires commerciaux ont signalé avoir été ciblés.
Cependant, selon les dernières analyses de l'agence de presse Xinhua, la formation d'une alliance navale internationale dirigée par les États-Unis rencontre de nombreuses difficultés. L'Iran a averti à plusieurs reprises qu'il bloquerait l'ensemble du détroit d'Ormuz si les forces occidentales intervenaient trop profondément dans la région.
Les experts internationaux estiment qu'une course aux armements en mer n'aide pas à résoudre fondamentalement le problème de la sécurité. La présence dense de navires de guerre, à la mi-mars 2026, ne joue qu'un rôle de dissuasion temporaire et ne peut pas créer un corridor maritime véritablement rassurant pour les entreprises de transport.