Le 3 février, la Russie a annoncé qu'elle était prête à entrer dans une nouvelle réalité, où il n'y aura plus de limites au contrôle des armes nucléaires, après l'expiration imminente du traité New START. L'information a été donnée par le vice-ministre des Affaires étrangères Sergueï Riabkov, responsable du contrôle des armes russes.
Selon M. Ryabkov, si Moscou et Washington ne parviennent pas à un accord bilatéral à la dernière minute, le New START - un traité signé en 2010 par le président américain Barack Obama et le président russe Dmitri Medvedev - prendra fin le 5 février. Il estime que le fait que les États-Unis ne répondent pas aux propositions de la Russie de prolonger les limites du traité est également une réponse.
La Russie est prête à ce que les deux plus grandes puissances nucléaires du monde n'aient plus de limites, pour la première fois depuis des décennies. M. Riabkov a souligné qu'il s'agissait d'une "nouvelle réalité" que Moscou avait préparée en termes de politique et de stratégie.
Concernant le contrôle des armements, M. Riabkov a déclaré que la Russie soutenait la position de la Chine sur cette question. Il n'a pas donné de détails mais a affirmé que la position de Pékin était conforme à l'approche de Moscou en matière de stabilité stratégique mondiale.
Évoquant l'Iran, M. Riabkov a estimé que les propositions américaines à l'encontre de Téhéran étaient d'un ultimatum. Cette évaluation reflète la position critique de longue date de la Russie sur l'approche de Washington dans les questions de sécurité régionale et internationale.
M. Riabkov a également averti que si les États-Unis déployaient un grand nombre de systèmes de défense antimissile au Groenland, la Russie serait obligée d'appliquer des mesures de contrepoids correspondantes dans le domaine militaire. Selon lui, toute action visant à modifier l'équilibre stratégique entraînerait une réaction nécessaire de la part de Moscou.