L'Iran et les États-Unis organiseront un nouveau cycle de négociations à Genève le 26 février afin de résoudre le différend nucléaire de plusieurs décennies et d'empêcher le risque de nouvelles attaques de Washington après que les États-Unis ont renforcé leur présence militaire à grande échelle au Moyen-Orient.
Les deux pays ont repris les négociations dans l'espoir de sortir de l'impasse autour du programme nucléaire de Téhéran. Washington, certains pays occidentaux et Israël estiment que ce programme vise à développer des armes nucléaires, tandis que Téhéran rejette les accusations et affirme son objectif pacifique.
L'envoyé spécial américain Steve Witkoff et M. Jared Kushner - le gendre du président américain Donald Trump - participeront aux négociations indirectes avec le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi. Un responsable américain a déclaré que les échanges se poursuivaient les discussions de Genève la semaine dernière et étaient tenus par le ministre omanais des Affaires étrangères Badr Albusaidi.
Dans son discours sur l'état de l'Union devant le Congrès, M. Trump a évoqué la possibilité d'attaquer l'Iran, mais a souligné la priorité à une solution diplomatique et a affirmé qu'il ne permettrait pas à Téhéran de posséder des armes nucléaires.
Le vice-président américain J.D. Vance a réaffirmé cette position lors d'une interview avec les médias, affirmant que l'objectif militaire ultime est d'empêcher l'Iran d'avoir des armes nucléaires si c'est la voie choisie par M. Trump.
Les États-Unis ont déployé d'importantes forces militaires au Moyen-Orient, suscitant des inquiétudes quant au risque d'un conflit régional plus large. En juin de l'année dernière, les États-Unis ont coopéré avec Israël pour attaquer les installations nucléaires iraniennes. Téhéran a averti qu'il riposterait fermement en cas de poursuite des attaques.
Le 19 février, M. Trump a déclaré que l'Iran devait parvenir à un accord dans les 10 à 15 jours, avertissant que sinon "de très mauvaises choses" se produiraient.
Du côté de Téhéran, M. Araqchi a déclaré que l'Iran visait un accord juste et rapide, mais a réaffirmé qu'il n'abandonnerait pas le droit de développer la technologie nucléaire à des fins pacifiques. Washington considère l'enrichissement d'uranium sur le territoire iranien comme une voie potentielle vers les armes nucléaires.
L'accord est à portée de main si la diplomatie est privilégiée", a écrit M. Araqchi sur le réseau social X.
Selon Reuters, Téhéran a proposé de nouvelles concessions en échange du lever des sanctions et de la reconnaissance du droit d'enrichir l'uranium, afin d'éviter le risque d'attaque américaine. Cependant, un haut responsable iranien a déclaré que les deux parties avaient encore de profondes divergences, tant au niveau de la portée que de la procédure d'assouplissement des sanctions sévères américaines.
Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, Rafael Grossi, devrait également se rendre à Genève pendant les négociations pour discuter avec les deux parties, comme la semaine dernière.
Les négociations de Genève sont considérées comme un test important pour les efforts diplomatiques visant à empêcher une escalade militaire, tandis que les deux parties maintiennent une position ferme sur les questions essentielles du dossier nucléaire.