Le 18 juin (heure locale), le Guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a affirmé que Téhéran était prêt à participer au dialogue avec les États-Unis sur le programme nucléaire, mais qu'il n'accepterait pas les conditions que ce pays considère comme affectant les intérêts fondamentaux de l'Iran.
Dans son discours à l'ensemble du pays, M. Khamenei a souligné que la reprise des contacts ne signifie pas une concession. Selon lui, le président iranien Masoud Pezeshkian s'est engagé à ce que la délégation de négociation défende la position de Téhéran si Washington émet des exigences dépassant les limites que l'Iran peut accepter.
Cette déclaration a été faite dans un contexte où les États-Unis et l'Iran se préparent à des discussions sur la mise en œuvre de l'accord qui vient d'être conclu entre les deux parties après des mois de tensions.
Auparavant, une source du ministère suisse des Affaires étrangères avait indiqué que les États-Unis et l'Iran prévoyaient d'organiser des pourparlers préliminaires au complexe Buergenstock (Suisse) le 19 juin.
Les échanges devraient se concentrer sur la mise en œuvre des contenus convenus dans l'accord entre Washington et Téhéran.
Cependant, selon l'agence de presse iranienne Tasnim, les autorités de ce pays n'ont pas encore pris de décision finale concernant l'envoi d'une délégation en Suisse pour participer au dialogue avec les États-Unis.
Ces derniers jours, de nombreux responsables iraniens ont affirmé à plusieurs reprises que le pays était prêt à poursuivre une solution diplomatique, mais qu'il n'abandonnerait pas les intérêts et les droits que Téhéran considère comme lui appartenant, en particulier en ce qui concerne le programme nucléaire civil.
La déclaration de M. Khamenei est considérée comme un signal indiquant que l'Iran maintient toujours une position prudente face aux prochaines négociations, tout en voulant affirmer que tout progrès dans les relations avec les États-Unis devra être basé sur le principe du respect des intérêts des deux parties.