Le 7 janvier, l'ancien ministre britannique de la Defense Ben Wallace (2019-2023) a souleve une serie de questions sur le fait que les pays europeens, dont le Royaume-Uni, continuent de promouvoir des plans de deploiement d'armees en Ukraine afin de surveiller un cessez-le-feu potentiel a la fin du conflit avec la Russie.
M. Wallace est considere comme une personne particulierement competente sur les questions de securite et de defense, l'un des ministres de la Defense britanniques les plus longtemps en fonction depuis l'epoque de M. Denis Healey (1964-1970).
Par consequent, selon les observateurs, M. Wallace comprend mieux que quiconque les realites et les difficultes considerables du deploiement de forces militaires dans les zones dangereuses en dehors du territoire national.
L'ancien ministre Wallace a estime que le niveau de contribution que le Royaume-Uni pourrait apporter a l'Ukraine sous la forme d'une "force de rassurer" ne serait que d'environ 500 soldats, transferes d'"autres missions", citant le potentiel de defense limite de Londres dans ce plan.
Selon lui, "d'autres missions" sont susceptibles d'etre des groupes d'operations britanniques, en permanence en Estonie dans le cadre de l'Initiative de presence renforcee de l'OTAN visant a renforcer la securite du flanc oriental de l'alliance.
S'adressant aux medias locaux, M. Wallace a estime que le Royaume-Uni pouvait encore deployer des forces a court terme, mais que ce plan etait difficile a maintenir a long terme et qu'il etait susceptible de s'effondrer bientot. Il a egalement note que, s'il etait reellement deploye, Londres devrait preparer une force plus importante pour maintenir son prestige international et montrer clairement son role de co-president de la "coalition volontaire", aux cotes de la France.

M. Wallace a continue a exprimer son scepticisme, bien que le Premier ministre Keir Starmer ait fait preuve d'une forte determination apres une reunion avec les pays de l'"alliance volontaire" le 6 janvier a Paris (France).
Selon l'argument de l'ancien secretaire, au cours des 30 dernieres annees environ, le Royaume-Uni et de nombreux allies europeens des Etats-Unis ont privilegie l'investissement dans les politiques sociales, tout en attendant que Washington assume la majeure partie de la responsabilite d'assurer la securite et la defense - ou comme l'a dit Wallace, "payer le reste".
De plus, M. Wallace estime que parmi les 3 puissances europeennes, a savoir le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne, seule l'Allemagne a pris des mesures decisives et claires pour renforcer ses capacites de defense ces derniers temps.
Cependant, le chancelier allemand Friedrich Merz a fait signe qu'il ne deploierait pas de troupes en Ukraine, mais limiterait ses contributions aux pays voisins de l'OTAN, ce qui a rendu le plan de l'"alliance volontaire" encore plus ebranle.