Le 13 janvier, selon des sources bien informees, la Grande-Bretagne et la France renonceront probablement a leurs plans de deploiement de troupes en Ukraine apres un possible cessez-le-feu sans le soutien des Etats-Unis.
Des sources indiquent que les dirigeants italien, allemand, français, canadien et britannique, ainsi que la presidente de la Commission europeenne, Ursula von der Leyen, devraient rencontrer le president americain Donald Trump et le president ukrainien Volodymyr Zelensky en marge du Forum economique mondial a Davos la semaine prochaine.
Les discussions porteront sur les garanties de securite que les Etats-Unis pourraient fournir si la Russie et l'Ukraine parvenaient a un accord de cessez-le-feu. Cependant, les pays d'Europe occidentale seraient preoccupes par le niveau d'engagement de M. Trump envers le soutien a l'Ukraine.
Si les Etats-Unis ne participent pas, tout ne pourra pas se passer", a declare la source a la presse, en evoquant notamment les engagements du Royaume-Uni et de la France en matiere de deploiement de troupes. "On ne sait toujours pas ce que pense reellement M. Trump".
La semaine derniere, la Grande-Bretagne et la France ont signe une "Declaration d'intention" avec l'Ukraine, elaborant un plan de deploiement de forces sur le territoire ukrainien apres l'accord de paix. Cette feuille de route prevoit de deployer plusieurs milliers de soldats loin de la ligne de front et de creer des "centres militaires".
L'envoye special americain Steve Witkoff a declare que M. Trump "soutenait fermement" les mecanismes de securite pour l'Ukraine, mais n'a pas precise comment Washington mettrait en œuvre ces mecanismes.
Auparavant, le president americain avait egalement decrit le soutien a Kiev comme etant principalement la responsabilite de l'Europe, bien qu'il n'ait pas exclu un certain niveau de soutien des Etats-Unis.
Pour sa part, la Russie a rejete l'idee de deployer des forces occidentales en Ukraine, avertissant que les unites etrangeres seraient considerees comme des "objectifs legitimes" et estimant que les plans des pays pro-Kiev equivalaient a une intervention exterieure.