L'Iran a officiellement demandé le 19 mars aux Émirats arabes unis (EAU) une indemnisation, accusant ce pays de faciliter des attaques contre le territoire iranien.
Selon Nournews, dans une lettre adressée au secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, l'ambassadeur d'Iran auprès des Nations unies, Amir Saeid Iravani, a déclaré que le fait que les ÉAU aient autorisé l'utilisation du territoire pour mener des frappes aériennes constituait une violation du droit international et qu'ils devaient assumer la responsabilité au niveau national. L'Iran a souligné que les ÉAU devaient indemniser tous les dommages matériels et les pertes morales.
Les ÉAU n'ont pas encore répondu aux accusations. Pendant de nombreuses années, ce pays du Golfe a été le deuxième partenaire commercial de l'Iran après la Chine et a joué un rôle important dans le maintien des activités économiques de Téhéran lorsqu'il était soumis à des sanctions.
Cependant, après que les États-Unis et Israël ont lancé une campagne d'attaque contre l'Iran fin février, les ÉAU sont devenues l'une des principales cibles de représailles. Le nombre d'armes que l'Iran a lancées sur les ÉAU serait supérieur à celui de tout autre pays, dépassant même Israël.
L'Iran a invoqué la relation d'alliance stratégique de plusieurs décennies entre les ÉAU et les États-Unis pour expliquer les attaques à grande échelle. Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a également accusé certains missiles visant l'île de Kharg d'avoir été lancés depuis le territoire des ÉAU, mais les ÉAU ont démenti cette information.
Dans un contexte d'escalade du conflit, les infrastructures énergétiques et de transport des ÉAU sont constamment attaquées. La production quotidienne de pétrole du pays a diminué de plus de moitié, tandis que la fermeture du détroit d'Ormuz a contraint le groupe pétrolier public ADNOC à cesser sa production à grande échelle.
Cette évolution montre que les tensions entre l'Iran et les ÉAU s'intensifient, non seulement sur le plan militaire, mais aussi dans les domaines juridique et économique, dans un contexte où la région du Moyen-Orient continue d'être fortement touchée par le conflit.