Le 21 janvier (heure americaine), le president americain Donald Trump a retire les menaces d'utilisation de la force pour prendre le controle du Groenland, mettant fin a des semaines de chaos politique lie a l'île arctique.
Selon deux sources bien informees, ce recul intervient apres que des assistants de haut niveau ont cherche a repondre a la demande de M. Trump et a reduire les inquietudes generalisees dans les pays allies.
S'exprimant au Forum economique mondial de Davos, M. Trump a declare qu'il n'utiliserait pas la force et a egalement declare qu'il n'imposerait pas de taxes comme il l'avait menace. Auparavant, la Maison Blanche avait encourage une approche moins conflictuelle, car de nombreux membres cles ne soutenaient pas l'option militaire pour le territoire danois.
Apres avoir supprime l'option tarifaire, M. Trump a declare que lui et le secretaire general de l'OTAN, Mark Rutte, avaient elabore "un cadre pour un accord futur concernant le Groenland et toute la region arctique", et a charge de hauts fonctionnaires de faire avancer les negociations.
Cette evolution montre la collision entre les ambitions de longue date de M. Trump et la realite diplomatique, refletant un deuxieme mandat avec de nombreux ajustements politiques soudifs.

Commentant le fait que les assistants ne poursuivent pas serieusement le plan militaire, la porte-parole de la Maison Blanche, Anna Kelly, a souligne que la Maison Blanche n'eliminerait les options que lorsque M. Trump lui-meme prendrait une decision. Elle a affirme que l'ensemble du gouvernement suivrait la declaration du president de ne pas utiliser la force.
Ces dernieres semaines, M. Trump a ravive le desir americain de controler le Groenland, le considerant comme un facteur important pour la securite nationale americaine dans le contexte de la concurrence des puissances dans l'Arctique. Les dirigeants du Groenland et du Danemark ont rejete, affirmant que l'avenir de l'île etait decide par le peuple et ont critique les mesures de pression de Washington.
L'idee d'utiliser les droits de douane pour promouvoir l'objectif est consideree comme venant du secretaire au Commerce Howard Lutnick et de certains membres du cabinet, apres que certains pays europeens ont deploye des forces limitees au Groenland. Cette initiative oblige la Maison Blanche a evaluer d'urgence le risque de represailles commerciales.
Bien qu'il y ait des divisions internes sur l'approche, des sources indiquent que la majorite des responsables de la Maison Blanche appellent a la prudence. Les echanges avec le Danemark et le Groenland sont decrits comme francs mais constructifs, montrant que le choix militaire n'est pas une voie prioritaire lors des discussions recentes.