Les prix mondiaux du pétrole brut ont baissé dans l'après-midi du 22 juin après la fin du cycle de négociations entre les États-Unis et l'Iran en Suisse, apaisant ainsi les inquiétudes concernant la pénurie d'approvisionnement mondiale.
Le principal moteur de la baisse du marché est l'annonce de l'Iran selon laquelle ce pays a obtenu des immunités pour les activités d'exportation d'énergie.
Le prix du pétrole Brent à terme a baissé de 1,68 USD, soit 2,09%, à 78,89 USD/baril à 13h33 heure vietnamienne. Le prix du pétrole brut léger américain (WTI) pour livraison en juillet 2026 a baissé de 60 cents à 76 USD/baril avant l'échéance du contrat, tandis que le prix du pétrole pour livraison en août 2026 a également baissé de 69 cents à 75,16 USD/baril.
En ce qui concerne le processus diplomatique, de hauts responsables américains et iraniens ont conclu le premier cycle de négociations sur la base d'un protocole d'accord visant à prolonger le cessez-le-feu actuel d'au moins 60 jours. L'Iran a confirmé avoir assuré des mesures d'immunité pour les exportations de pétrole et de produits pétrochimiques, ouvrant ainsi des opportunités de normalisation du commerce.
Les analystes estiment que cette percée diplomatique pourrait permettre à environ 1,5 million de barils de pétrole brut par jour iranien de revenir sur le marché international. Cette offre supplémentaire améliorera considérablement le tableau de l'offre et de la demande dans un contexte où la dynamique de croissance de la consommation reste modérée.
Sur le terrain, malgré les risques de violation du cessez-le-feu qui ont provoqué des fluctuations du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, les autorités énergétiques ont confirmé que plus de 25 millions de barils de pétrole iranien avaient traversé cette route pour atteindre le marché. Les attentes concernant le déblocage des lots bloqués ont fait s'évaporer les prix du pétrole de plus de 8% la semaine dernière.
L'offre du Moyen-Orient continue d'augmenter, les Émirats arabes unis (EAU), le Koweït et l'Irak proposant tous plus de pétrole à leurs clients. Les autorités irakiennes viennent également d'annoncer des plans visant à rétablir progressivement la production de pétrole brut à 4,2 à 4,3 millions de barils par jour dans les temps à venir.