Les dirigeants mondiaux continuent de s'exprimer après les frappes aériennes américaines et israéliennes contre l'Iran, une décision qui a incité Téhéran à riposter dans tout le Moyen-Orient. Certains alliés de Washington ont exprimé leur inquiétude quant au risque d'escalade.
Le président du Conseil européen, António Costa, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ont qualifié les attaques de "gravement préoccupantes", appelant toutes les parties à faire preuve d'une retenue maximale, à protéger les civils et à respecter pleinement le droit international.
Le président français Emmanuel Macron a averti que l'escalade de la guerre entre les États-Unis, Israël et l'Iran aurait de graves conséquences sur la paix et la sécurité internationales. Il a estimé que l'escalade actuelle était dangereuse pour toutes les parties et devait cesser, et a appelé l'Iran à participer à des négociations de bonne volonté pour mettre fin aux programmes nucléaires, aux missiles balistiques ainsi qu'aux activités déstabilisatrices dans la région.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a déclaré que son pays s'opposait aux actions militaires unilatérales des États-Unis et d'Israël car elles augmentaient les tensions et rendaient l'ordre international plus incertain et hostile. Il s'est également opposé aux actions du gouvernement iranien et des Gardiens de la révolution, soulignant que le Moyen-Orient ne pouvait pas supporter une guerre prolongée et cruelle.
Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez Parrilla, a condamné les attaques américaines et israéliennes, les qualifiant d'actes irresponsables, violant la paix, la sécurité internationale et la Charte des Nations unies.
Le ministre belge des Affaires étrangères Maxime Prévot a exprimé ses regrets que les efforts diplomatiques n'aient pas rapidement apporté une solution par la négociation, tout en affirmant que la Belgique comprenait les profondes préoccupations en matière de sécurité ainsi que la déception persistante face au refus de l'Iran de participer de manière constructive.
Le Premier ministre canadien Mark Carney a déclaré soutenir les États-Unis dans l'empêchement de l'Iran de posséder des armes nucléaires et la prévention des menaces à la paix et à la sécurité internationales, tout en reconnaissant que l'Iran est la principale source d'instabilité et de terrorisme au Moyen-Orient.
Le ministère japonais des Affaires étrangères a déclaré que la situation au Moyen-Orient avait un impact significatif sur le Japon, notamment en ce qui concerne la sécurité énergétique, et qu'il surveillait de près les développements avec une grande inquiétude. Le diplomate russe Mikhail Ulyanov a averti que les actions des États-Unis et d'Israël risquaient de dégrader et de déstabiliser davantage la région.