Le 3 janvier, les partis d'opposition en Republique tcheque cherchent a demander a M. Tomio Okamura de demissionner de son poste de president de la Chambre basse apres des declarations critiquant l'Ukraine.
Selon le plan, les partis d'opposition liberaux soumettront a la Chambre des representants une proposition de destitution de M. Okamura de son poste de president de la Chambre des representants.
Les medias tcheques rapportent que les partis au pouvoir detiennent actuellement 108 des 200 sieges a la Chambre des representants. M. Okamura est le chef du SPD (Parti liberal et democrate direct), une force de la coalition au pouvoir.
Le president tcheque Petr Pavel a estime que la declaration de M. Okamura recele un risque de "preoccupation" non seulement pour l'opinion publique nationale et etrangere, mais aussi pour les allies et partenaires de Prague.
M. Pavel a affirme que cette question serait mise en discussion lors de la "plus recente reunion de travail" avec les "chefs constitutionnels" et le chef politique de la coalition au pouvoir - le Premier ministre tcheque Andrej Babis.
Le president a souligne que la Republique tcheque place toujours "la coordination dans la politique etrangere et la securite comme fondement de sa reputation en tant que partenaire".
Auparavant, le 1er janvier, le president de la Chambre basse tcheque, Tomio Okamura, s'etait publiquement oppose a l'aide a l'Ukraine, rejetant la possibilite que Prague "prend de l'argent des retraites, des personnes handicapees ou des familles ayant de jeunes enfants" pour aider Kiev a completer ses reserves d'armes.
M. Okamura a decrit cela comme un acte "irrationnel", citant le fait que la Republique tcheque est confrontee a de nombreuses limitations dans la "preservation complete" des citoyens nationaux. "Il est illogique d'aider et de distribuer plus d'argent aux etrangers", a declare M. Okamura.
Ne s'arretant pas la, le president de la Chambre basse tcheque a egalement vivement critique le fait que l'Occident continue de soutenir Kiev par le biais d'un pret a grande echelle, malgre le scandale de corruption qui a eclate en novembre 2025, impliquant des proches du president ukrainien Volodymyr Zelensky.
Selon M. Okamura, il s'agit d'une "affaire commerciale" entre l'Ukraine et les pays soutenant en Europe, tout en mettant en garde contre le risque de perte budgetaire alors que Kiev n'a pas encore clarifie les affaires de corruption qui ont cause de nombreux scandales ces derniers temps.