Un exemple typique est l'affaire où la police de Hanoï a récemment inculpé 3 suspects pour enquêter sur un réseau de trafic d'organes à grande échelle se cachant derrière des procédures de don d'organes humanitaires. Via les réseaux sociaux, ce groupe de suspects recherche des vendeurs et négocie directement avec les acheteurs un prix de 1,2 à 1,5 milliard de dongs pour un foie ou 800 à 950 millions de dongs pour un rein. Le groupe de courtiers oblige les patients à payer le montant total juste avant la greffe, mais en réalité, il ne paie aux vendeurs qu'environ la moitié de la somme ci-dessus (600 à 800 millions de dongs/foie et 300 à 450 millions de dongs/rein). En utilisant l'astuce de couvrir tous les frais de nourriture et de logement, d'examens pour contrôler les vendeurs et détourner la différence de prix, ce réseau a empoché des centaines de millions de dongs de bénéfices de chaque greffe réussie.
Immédiatement après cet incident, le ministère de la Santé a demandé aux hôpitaux de tout le pays de rectifier immédiatement les procédures de réception, d'examen et de réalisation des transplantations d'organes. Il s'agit d'une mesure nécessaire et urgente, non seulement pour empêcher les actes de profit inhumains, mais aussi pour protéger le prestige du secteur médical et la confiance de la société dans les activités de don d'organes humanitaires.
Essentiellement, le don et la transplantation d'organes sont une activité médicale profondément humaine. Chaque don d'organe réussi peut apporter des chances de survie à de nombreux patients au bord de la vie ou de la mort. L'affaire qui vient d'être découverte montre une réalité inquiétante: les courtiers ont profité du nom officiel de "don d'organes humanitaire" pour organiser l'achat et la vente d'organes à des prix allant de centaines de millions à des milliards de dongs. Ils recherchent des vendeurs et des acheteurs via les réseaux sociaux, mettent en scène de fausses relations pour légaliser les dossiers de don d'organes, puis encaissent des bénéfices très importants.
De tels actes violent non seulement la loi, mais piétinent également la valeur humanitaire des activités de don d'organes. Lorsque les organes humains sont transformés en "marchandises" sur le marché souterrain, la frontière entre le sauvetage des personnes et le profit est effacée. Plus dangereusement, ces filières peuvent entraîner de nombreux risques médicaux graves: les donneurs ne sont pas assurés de leur santé à long terme, les receveurs sont confrontés au risque de complications si le processus de contrôle est négligé, et l'équipe médicale peut être involontairement entraînée dans des transactions illégales si le contrôle est laxiste.
Dans ce contexte, l'exigence de rectifier le processus de don et de transplantation d'organes doit être mise en œuvre de manière synchrone et substantielle, sans s'arrêter à des directives formelles. Tout d'abord, les hôpitaux doivent renforcer l'étape de vérification des dossiers entre le donneur et le receveur, en particulier pour les cas de don d'organes à partir de personnes vivantes. Tous les signes anormaux de relations personnelles, financières ou de courtage doivent être soigneusement vérifiés avant d'autoriser la réalisation de la transplantation.
Un autre facteur important est la responsabilité des chefs des établissements médicaux. Lorsque le ministère de la Santé a demandé aux dirigeants des hôpitaux d'assumer leurs responsabilités en cas d'infraction dans le processus de transplantation d'organes, le message transmis est très clair: une gestion laxiste n'est plus acceptable. Ce n'est que lorsque la responsabilité est spécifiquement définie que le travail de contrôle sera réellement efficace.
Le don d'organes est un acte noble, une continuation de la vie d'une personne à de nombreuses autres. Mais pour que ce geste ne soit pas exploité, le système de gestion doit être suffisamment strict, transparent et rigoureux. La rectification urgente du processus de don et de transplantation d'organes n'est donc pas seulement une exigence immédiate après une affaire, mais aussi une tâche à long terme visant à protéger les valeurs humaines de la médecine et à maintenir la confiance de la société.