Face aux informations internationales relatives à la série de cas de maladies causées par le virus Hanta enregistrés sur le navire de croisière international MV Hondius, le 13 mai, le Département de la prévention des maladies (ministère de la Santé) a mis à jour des informations supplémentaires de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), tout en recommandant aux citoyens de prendre l'initiative de mettre en œuvre des mesures de prévention des maladies, de ne pas paniquer face aux informations non vérifiées.
Selon le dernier bulletin d'information publié par l'OMS, un groupe de cas sur le navire MV Hondius a enregistré 8 cas de maladie, dont 3 décès. 6 cas ont été testés pour être infectés par le virus Hanta, tous appartenant à la souche des Andes (ANDV).
L'OMS estime le risque d'infection pour les passagers et l'équipage à bord du navire à un niveau moyen, tandis que le risque pour la communauté mondiale est faible. L'OMS souligne également que le mécanisme de transmission du virus Hanta est différent du COVID-19 et continue de suivre de près l'évolution épidémiologique pour mettre à jour l'évaluation du risque.
Concernant la source de la transmission, l'OMS a déclaré qu'une enquête était toujours en cours. Selon l'hypothèse initiale des experts, le premier cas pourrait avoir été infecté par le virus lors d'un contact avec l'environnement ou par des souris porteuses de la maladie lors de la participation à des activités touristiques en plein air avant de monter à bord du navire. Ensuite, une transmission limitée d'homme à homme pourrait s'être produite à bord du navire par contact étroit et prolongé.
L'OMS recommande aux citoyens de ne pas déduire les causes de l'infection par les navires, les aliments, l'eau potable ou d'autres facteurs tant qu'il n'y a pas de conclusion d'enquête officielle.
Dans le contexte actuel du groupe de cas, l'OMS recommande aux personnes à bord des trains et des vols connexes de surveiller leur santé pendant 42 jours à compter de la dernière exposition. Les symptômes à noter comprennent les maux de tête, les vertiges, les frissons, la fièvre, les douleurs musculaires et les troubles digestifs tels que les nausées, les vomissements, la diarrhée, les douleurs abdominales; et il est également nécessaire de se laver régulièrement les mains.
Pour les groupes à haut risque d'exposition, l'OMS recommande un suivi proactif et l'isolement à domicile ou dans un établissement approprié pendant 42 jours après la dernière exposition. Pour les groupes à faible risque d'exposition, l'OMS ne recommande pas l'isolement, mais il suffit de surveiller soi-même sa santé et de se rendre dans un établissement médical en cas de symptômes.
Selon le Département de la prévention des maladies, jusqu'à présent, le Vietnam n'a pas enregistré de citoyens liés au groupe de cas ci-dessus. Le ministère de la Santé a publié un document demandant aux localités de renforcer la surveillance aux postes frontières et dans les établissements médicaux; de mettre en œuvre l'hygiène et la désinfection des véhicules; de traiter les vecteurs, de tuer les rats et de mettre en œuvre de manière proactive des mesures de prévention et de contrôle épidémique appropriées.
Le Département de la prévention des maladies a déclaré que la maladie due au virus Hanta n'est pas un problème totalement nouveau dans la surveillance épidémiologique au Vietnam. Cependant, après avoir examiné les données scientifiques existantes, le Vietnam n'a pas enregistré de cas de maladie due à la souche des Andes. Certaines études antérieures ont principalement enregistré des preuves liées à d'autres souches de virus Hanta telles que le virus de Séoul ou des souches détectées chez les animaux.
Face à cette situation, le ministère de la Santé recommande à la population de ne pas paniquer, de suivre les informations provenant de sources officielles et de ne pas considérer le groupe de cas sur les navires de croisière internationaux comme un risque de propagation de l'épidémie dans la communauté au Vietnam.
Il est recommandé aux citoyens de continuer à maintenir l'hygiène environnementale, de prendre des mesures de prévention des rats afin de limiter le risque de contracter des maladies transmises de la souris à l'homme. Dans le cas où, après avoir été en contact avec des rats, des excréments de rats ou des zones marquées par des rats présentent des symptômes tels que fièvre, douleurs musculaires, fatigue, troubles digestifs, toux, oppression thoracique ou essoufflement, ils doivent se rendre rapidement dans un établissement médical et signaler leurs antécédents de contact pour obtenir des conseils, un diagnostic et un traitement appropriés.
Le Département de la prévention des maladies a déclaré qu'il continuerait à coopérer avec l'OMS et les agences concernées pour mettre à jour la situation, évaluer les risques et mettre en œuvre des mesures de réponse appropriées, tout en informant rapidement la population en cas de nouveaux développements.