Selon un rapport du ministère de l'Éducation et de la Formation, la phase 1 compte 108 internats inter-niveaux mis en œuvre dans 19 provinces et villes. Il est prévu que plus de 90 écoles soient remises avant le 30 août de cette année.
Les internats à plusieurs niveaux dotés d'installations modernes, accompagnés de dortoirs, de cantines... afin que les élèves aient un lieu stable pour étudier et vivre, au lieu de devoir parcourir de longues distances quotidiennement pour se rendre en classe comme par le passé, contribueront à réduire l'écart d'accès à l'éducation entre les enfants des régions montagneuses et les zones plus favorables.
Mais une nouvelle école n'a vraiment de sens que lorsqu'elle fonctionne bien après son inauguration.
Actuellement, dans certaines localités, les entrepreneurs font des heures supplémentaires pour compenser les progrès. Certains endroits rencontrent des difficultés en raison du terrain et de la géologie complexes, des conditions météorologiques défavorables ou du manque de main-d'œuvre.
La pression d'achever les travaux avant la nouvelle année scolaire est réelle et très compréhensible. Mais le calendrier ne peut pas être une raison de sacrifier la qualité et surtout la sécurité des élèves.
Pour les ouvrages qui ne peuvent pas être achevés de manière synchrone, il est possible de donner la priorité à la mise en service d'éléments essentiels tels que les salles de classe, les internats, les cantines. Les éléments restants peuvent être achevés ultérieurement, mais la zone de construction doit être séparée des lieux d'étude et de vie des élèves et garantir la sécurité.
Un autre problème, plus important, est qu'une école peut être construite en un an, mais pour bien fonctionner, des investissements continus sont nécessaires pendant de nombreuses années.
Pour que l'école fonctionne bien et efficacement, elle doit avoir suffisamment d'enseignants et de cadres de direction, de personnel de restauration, de personnel médical et de personnes qui prennent soin et gèrent les élèves en dehors des heures de classe. De même, elle doit assurer le financement de la cuisine, de l'électricité, de l'eau, des équipements scolaires, de la réparation des installations et d'une série de besoins quotidiens.
L'internat n'est pas seulement un lieu d'étude, mais aussi un deuxième "toit", où les élèves sont pris en charge des repas, du sommeil à la santé et à la sécurité. Les nouveaux projets n'ont une valeur réelle que lorsqu'ils sont exploités efficacement, répondant aux besoins à long terme des élèves. Cette valeur doit être mesurée par des salles de classe éclairées chaque jour, des repas nutritifs, des dortoirs sûrs et, surtout, de plus en plus d'élèves des régions frontalières sont scolarisés, restent à l'école et ont la possibilité de se développer par le biais de l'apprentissage.
Amener les écoles des zones frontalières à l'objectif afin d'accueillir les élèves à temps pour la nouvelle année scolaire est le point de départ du voyage de construction, afin que chaque école devienne véritablement le véritable foyer des élèves sur la frontière de la Patrie.