La decision de retirer le prix des jeunes auteurs 2025 de l'Association des ecrivains vietnamiens pour le recueil de poemes "Nhat xac em chat chong bao tang" du poete Lau Van Mua est un rappel serieux d'un principe fondamental de la creativite, a savoir que l'art doit d'abord etre honnete.
Immediatement apres l'annonce du prix, les decouvertes des critiques et des lecteurs ont montre que de nombreux poemes du recueil ont un niveau de similitude eleve avec la poesie etrangere, des images, de la structure aux emotions.
Des comparaisons specifiques avec les œuvres de Jyoti Joseph ou d'Ananya Sarkar montrent qu'il ne s'agit plus d'une rencontre aleatoire de poesie ou de poemes, mais d'une coïncidence intrinseque.
Le fait que l'auteur lui-meme ait volontairement demande a retirer le prix, l'Association des ecrivains vietnamiens a decide de retirer le prix, ce qui temoigne d'un esprit de demande et de respect des normes professionnelles.
Dans l'histoire litteraire, il n'est pas rare de debats autour de la delicate frontiere entre "influence" et "plagiat".
La poesie, avec la universalite des emotions humaines, conduit parfois a une rencontre etrange entre les esprits dans differents espaces et epoques.
Le cas de "Tieng thu" de Luu Trong Lu et de "Thu ca" de Sarumaru no Taifu a ete mentionne comme un exemple typique, avec des similitudes visuelles, mais il n'y a aucune preuve de copie et les chercheurs affirment qu'il s'agit d'une coïncidence naturelle dans la perception artistique.
Par consequent, l'important n'est pas de savoir si les deux poemes sont similaires ou non, mais du niveau et de la nature de la similitude.
Lorsque la similitude conduit a la repetition de la structure, de l'image, du rythme et meme du flux emotionnel, alors ce n'est plus une creation independante, l'art perd ce qui est le plus fondamental: l'honnetete.
A l'ere de la technologie et de l'intelligence artificielle, la decouverte de plagiat et de plagiat de poesie devient plus facile que jamais. Mais la technologie n'est qu'un outil, la chose decisive reste la conscience creative de l'ecrivain.
Les createurs d'art n'echangent pas leur honneur contre une reconnaissance a court terme.
Un poeme qui n'est pas bon, mais s'il s'agit de la voix authentique de l'auteur, il a toujours de la valeur. Inversement, un poeme soigne, brillant mais non honnete n'est finalement qu'une enveloppe vide.
L'art existe pour affirmer la beaute et soulever les gens, "Il y a des moments ou le cœur tombe. J'arrete le poeme pour me relever" (Phung Quan).
Mais cette beaute ne peut pas etre construite sur l'emprunt.