Cet après-midi-là, il était assis en train de boire du café avec un ami ingénieur en construction. L'ami a raconté avec enthousiasme le pont qu'il venait de terminer, la structure, la capacité portante du béton armé. C'était la fierté très légitime d'une personne qui avait passé de nombreuses années à calculer chaque chiffre. À la table voisine, un vieil homme qui lisait un livre a soudainement levé les yeux et a souri et a demandé: "Monsieur, si le cœur humain avait aussi un plan, les gens tomberaient-ils encore juste à cause d'une phrase ?". L'ingénieur a souri, puis s'est tu.
Cette question l'a suivi tout le chemin du retour.
Nous savons combien de tonnes d'acier un pont peut supporter, mais personne ne sait combien de fois une personne peut supporter la déception. Certaines personnes passent par un événement après l'autre avec calme. Certaines personnes perdent involontairement le sommeil plusieurs nuits après une seule parole. Ce qui est étrange, c'est qu'en regardant de l'extérieur, ils ne sont pas différents. Ils continuent de travailler, de sourire, de répondre: "Je vais bien".
C'est peut-être pour cela que nous nous comportons souvent comme si tout le monde était fait de béton armé. Nous disons un mot de colère sans savoir qu'il tombe sur un cœur plein de fissures. Nous jugeons très rapidement parce que nous ne voyons pas ce que les autres ont subi en silence. Les fissures du pont apparaissent toujours pour que les gens les réparent, tandis que les rayures dans le cœur des gens sont souvent cachées par un sourire. En fin de compte, la gentillesse est comme une limite de charge sur le pont. Elle ne faiblit pas les gens, mais les rend plus endurants. Un mot d'encouragement ne coûte parfois rien à l'orateur, mais peut être le point d'appui de l'auditeur. Un silence opportun a souvent plus de valeur qu'un conseil.
Les humains ont construit des ponts qui traversent la mer, les montagnes et les rivières dangereuses. Seul le pont reliant un cœur à un autre n'a pas encore été dessiné à ce jour. Parce que tous les ponts sont précalculés avant la limite de charge. Seul le cœur humain doit apprendre à endurer, alors que personne ne sait où se trouve sa limite.