Depuis de nombreuses années, la lutte contre les inondations urbaines a toujours été un domaine qui reçoit d'énormes ressources d'investissement non seulement à Hanoï mais aussi dans de nombreuses localités.
Chaque année, les localités consacrent encore d'énormes ressources budgétaires à la construction de lacs de régulation, à l'élargissement des égouts de drainage, à l'augmentation de la capacité des stations de pompage ou à la rénovation des canaux et des fossés.
Par conséquent, les gens ne se soucient pas seulement de la date de démarrage des projets de lutte contre les inondations dans leur lieu de résidence, mais veulent également savoir combien de points d'inondation seront éliminés une fois achevés, quelle sera l'efficacité et qui sera responsable si le calendrier est lent ou si l'objectif n'est pas atteint.
En d'autres termes, les citoyens doivent voir un lien positif entre l'argent investi et l'efficacité réelle. C'est une préoccupation tout à fait légitime. Et les autorités locales sont responsables de répondre de manière transparente et claire aux questions des citoyens.
Par conséquent, le fait que le président du Comité populaire de la ville de Hanoï, Vu Dai Thang, ait déclaré que Hanoï publierait la feuille de route et les résultats des investissements pour chaque projet de lutte contre les inondations, en précisant clairement quelles zones ont été réparées, quelles zones continuent d'être investies et la feuille de route achevée pour que les gens puissent la surveiller est une information positive, qui a reçu l'attention d'un grand nombre de personnes.
Cette démarche témoigne de l'orientation visant à renforcer la transparence dans la gestion de la capitale Hanoï.
Lorsque les informations sur l'avancement des projets de lutte contre les inondations seront rendues publiques, les citoyens n'auront plus à évaluer par sentiment après chaque pluie, mais auront une base pour comparer les objectifs promis avec les résultats obtenus.
C'est aussi un moyen de créer une pression positive pour que les investisseurs, les unités de construction et les organismes de gestion renforcent leur responsabilité envers chaque projet.
En fait, les habitants sont les "perceptions" les plus précises de la ville. Personne ne comprend quelles rues sont inondées dès qu'il pleut, quelles égouts sont souvent bloquées ou dans quelles zones l'eau se retire plus lentement que les personnes qui y vivent.
Une fois toutes les informations fournies, la surveillance des citoyens deviendra une source de données précieuse aidant les organismes de gestion à détecter rapidement les lacunes dans le processus d'exploitation.
Bien sûr, la divulgation doit également s'accompagner d'une responsabilité d'explication franche et transparente, et non d'une divulgation formelle. Si un projet est en retard, il faut dire clairement à la population pourquoi il est en retard. Si l'efficacité du projet n'a pas atteint les attentes, il faut indiquer les causes et les solutions pour y remédier à l'avenir...
Bien sûr, rendre publics les résultats des investissements par projet de lutte contre les inondations ne peut remplacer la planification systématique ou la construction d'infrastructures synchrones pour les zones urbaines.
La lutte contre les inondations dans les localités, en particulier dans la capitale Hanoï, reste un problème à long terme, notamment dans le contexte d'une urbanisation rapide et d'un changement climatique de plus en plus extrême.
Mais la divulgation des progrès et des résultats des investissements est un engagement vérifiable devant la population des autorités locales. Et cette divulgation n'est pas réservée aux projets de lutte contre les inondations.
Les projets de transport, de traitement des déchets, d'amélioration de l'environnement ou de rénovation urbaine à Hanoï et dans les localités ont également grand besoin d'un mécanisme public similaire pour renforcer la confiance des citoyens.