Le crédit noir n'exploite pas seulement les emprunteurs avec des taux d'intérêt "énormes", mais transforme également les personnes qui l'entourent en outils de recouvrement de créances.
Dans de nombreux cas, un prêt de quelques millions de dongs peut commencer très facilement, quelques clics, quelques informations personnelles, des publicités "sans garantie", "déblocage dans la journée".
Mais derrière ce qu'on appelle le "soutien financier" se cachent des appels incessants, des SMS de menaces, de diffamation et de pression sur les proches et le lieu de travail.
Une dette, si elle est réelle, doit également être réglée par la loi, il n'est pas possible d'utiliser la forme de menace, d'insulte, de diffamation, de pression pour recouvrer l'argent.
Il est inquiétant de constater que le crédit noir arrive souvent au moment où les ouvriers sont les plus vulnérables: perte d'emploi, réduction des heures de travail, revenus instables, enfant malade, affaire imprévue à la maison,... À ce moment-là, les ouvriers sont facilement attirés par les offres de prêt "sans garantie, procédures simples, réception immédiate".
Mais l'argent facile à emprunter ne signifie pas nécessairement une dette facile à rembourser.
Les travailleurs doivent être particulièrement vigilants face aux applications, aux comptes de réseaux sociaux et aux liens d'emprunt d'argent d'origine inconnue.
Et, ne fournissez absolument pas de carte d'identité, de mot de passe, de code OTP, de contact, d'image personnelle aux personnes non vérifiées.
En cas de menace ou de harcèlement, il est nécessaire d'enregistrer des enregistrements sonores, des messages texte, des numéros de téléphone, des photos et de les signaler aux autorités compétentes.
Mais dire aux ouvriers "n'empruntez pas au crédit noir" ne suffit pas. Pour sortir le crédit noir de la vie des ouvriers, il faut rapprocher le crédit sûr des ouvriers.
Les points de conseil en capital dans les logements locatifs, les entreprises; la coordination avec la Banque des politiques sociales, le Fonds CEP, les groupes d'épargne empruntant des capitaux et les programmes de crédit légaux doivent être élargis.
Plus important encore, les procédures doivent être simples, les informations transparentes, les emprunteurs doivent savoir clairement combien emprunter, combien rembourser et combien de temps rembourser.
Les ouvriers ont besoin d'adresses de prêt sûres pour ne pas tomber dans le piège du crédit noir.
Les entreprises et les syndicats ne sont pas non plus en reste. En particulier, les organisations syndicales ne se contentent pas de faire de la propagande, mais deviennent progressivement un pont important permettant aux travailleurs d'accéder à des sources de capitaux légitimes directement sur leur lieu de travail.
S'il est constaté que la publicité pour les prêts présente des signes d'illégalité, il est nécessaire d'avertir rapidement; lorsque les ouvriers sont victimes de recouvrement de créances de type terrorisme, il est nécessaire de les guider pour protéger leurs droits et de se connecter avec les autorités compétentes.
Le crédit noir ne peut être repoussé que par des avertissements.
Il faut frapper les prêteurs illégaux, traiter les actes de recouvrement de créances par le terrorisme et ouvrir la porte au crédit légal.
Protéger les travailleurs contre le crédit noir, en fin de compte, c'est non seulement protéger une personne d'une dette, mais aussi protéger la paix de sa famille, de son lieu de travail et de la communauté ouvrière.