Le gouvernement a promulgué le décret n° 68/2026/ND-CP réglementant la politique fiscale et la gestion fiscale pour les ménages commerciaux et les particuliers exerçant des activités commerciales. Le ministère des Finances a promulgué la circulaire n° 18/2026/TT-BTC guidant les dossiers et les procédures de gestion fiscale. Ces deux documents marquent un changement majeur dans la méthode de gestion fiscale pour le secteur des ménages commerciaux.
Passer progressivement de l'impôt forfaitaire à la déclaration en fonction du chiffre d'affaires réel
L'un des changements fondamentaux est la réduction de la méthode de la taxe forfaitaire, le passage à un mécanisme de déclaration basé sur les revenus réels générés.
Selon la réglementation, les ménages commerciaux dont le chiffre d'affaires dépasse 500 millions de dongs/an déclareront et paieront les impôts conformément à la réglementation, tandis que les groupes de revenus inférieurs notifieront le chiffre d'affaires. Cette approche permet de refléter fidèlement l'échelle de l'entreprise, tout en augmentant la transparence de la gestion fiscale.
Parallèlement, l'application des factures électroniques est également élargie, en particulier pour les ménages ayant une échelle de revenus importante, contribuant à la formation d'un système de données synchrone entre les contribuables et les organismes de gestion.
La clause de transition aide les ménages commerciaux à se sentir en sécurité lors de la conversion.
Afin de réduire la pression lors du changement de méthode de gestion, la nouvelle politique ajoute des réglementations transitoires orientées vers le soutien.
Plus précisément, les ménages commerciaux qui ont payé des impôts selon la méthode forfaitaire avant 2026 ne seront pas recouvrés ou sanctionnés pour les obligations qui ont été remplies, sauf en cas de dissimulation de revenus.
Il est à noter que le chiffre d'affaires déclaré à partir de 2026 n'est pas non plus utilisé pour redéfinir les obligations fiscales des années précédentes, ce qui contribue à assurer la stabilité pendant la transition.
Pour les ménages qui déclarent des impôts mensuellement, les dossiers de déclaration fiscale des trois premiers mois de 2026 sont prolongés jusqu'au 20 avril 2026, créant un délai d'adaptation au nouveau processus.
Ne pas ajuster les anciens dossiers, être flexible au début
Les cas qui ont déjà déclaré et payé des impôts conformément à la circulaire 40/2021/TT-BTC auparavant ne seront pas soumis à un ajustement.
Pendant ce temps, les cas qui n'ont pas encore fait de déclaration seront mis en œuvre conformément aux nouvelles réglementations sans être sanctionnés, ce qui témoigne de l'orientation de soutien et de la création de conditions dans la phase initiale de mise en œuvre de la politique.
Cette méthode permet de réduire les risques juridiques pour les ménages commerciaux, en particulier pour ceux qui ne sont pas habitués aux procédures de déclaration électronique.
Les ménages à revenus importants doivent déterminer les stocks pour calculer les impôts
Un point technique notable est l'exigence d'identifier les actifs au moment de la conversion.
En conséquence, les ménages commerciaux dont le chiffre d'affaires est de 3 milliards de dongs ou plus en 2025, ou à partir de 2026 qui choisissent la méthode de calcul de l'impôt sur le revenu, doivent déterminer la valeur des stocks, des machines et des équipements au 31 décembre 2025.
Ces données serviront de base pour déterminer les dépenses déductibles lors du calcul de l'impôt sur le revenu des personnes physiques pour 2026, garantissant que la transition entre les méthodes de calcul des impôts est effectuée de manière cohérente.
La mise en œuvre du décret 68/2026/ND-CP et de la circulaire 18/2026/TT-BTC est considérée comme une étape importante dans le processus de modernisation et de numérisation de la gestion fiscale.
Grâce au mécanisme de déclaration réelle, à l'application des factures électroniques et à la gestion centralisée des données, la nouvelle politique contribue non seulement à réduire les pertes de recettes budgétaires, mais crée également un environnement commercial transparent et équitable entre les secteurs économiques.